Contines des jours ...

 
 

 

 

 

Prologue

Tu dis ne rien connaître de moi ! Est-ce une façon d'approcher que d'écouter ou de lire à la première personne ?

Ton regret, ou peut être ton contentement, qui sait, m'a donné l'envie de me livrer à la première du singulier.
Je passe sur les difficultés que cela soulève. Parlons de la façon dont j'ai procédé.
J'ai recherché tout les "je" de ma production. Je n'en ai rejeté que trois ou quatre véritablement trop mauvais. J'ai gardé tous les autres, même si beaucoup de ces "je" laissent à désirer par leur romantisme béât, leurs pleurs mal contrôlés ou leur enthousiasme dont je laisse choisir l'attribut.
J'y ai adjoint deux poèmes sans "je" - les deux premiers : "Avertissement" et Préface". L'un pour remettre les choses à leur place ; l'autre aussi, d'ailleurs. Préface, te dira la raison première qui m'a poussée à écrire. Avertissement, la raison actuelle. Si j'en ai inversé l'ordre logique apparent, c'est que l'ordre logique a évolué au point de s'inverser. Je ne saurais affirmer la réponse. En tout cas, la position d'Avertissement montre le refus de me prendre au sérieux.
Quant à l'ordre ensuite, il paraîtra chaotique, avec des envolées et des retombées brutales. Chacun navigue ainsi. Autant donner à cette plaquette notre rythme ou mon rythme, si tu préfères.
Le dernier "je" est symbolique. Son titre te le rappellera sans aucun doute.
Bon vent. Bonne mer. Patience. Courage aussi. Tout ce qui suit est de ta faute.
A.P. (1965)

 

 

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