Contines des jours ...

 

 
 

Préface

 

 

 

Si l'on te dit : viens !
il faut quitter la terre,
et puis, plus tard …
- Quand ? Cela n'importe pas -
… et puis, plus tard la recréer
.

Pars.
Oublie ta peur ;
il ne faut rien emporter.
Pars vite, avant de reculer.
Pars, au saut du lit
dans ta nudité.
Pars, au cours d'une journée,
laisse tes vêtements
pour ceux qui aiment à être scandalisés ;
ils pourront plaindre et jouir
en des blas-blas, vous avez vu …
et bla-bla, le monde d'aujourd'hui ... ;
laisse, ils sont occupés
par des ma chère devenus tu dans l'intimité
et des révolutions pour rigoler
et des petits bruits
et des regardez-moi ;
l'amour au chronomètre en attendant 1e prochain métro
ou sur scène au commandement
pour choquer le bourgeois perverti
qui ne le faisait plus que dans son lit.

Pars.
Oublie ta peur,
l'anti-conventionnel banalisé
et les trucs sensas qu'on ne verra plus
jusqu'à la prochaine fois …

Pars.
Pars, avant d'oublier
d'aimer
sans faire hygiéniquement l'amour
entre deux pilules
ou à la pose café
pour décrocher ton C A P.

Pars, avant d'être persuadé
que bourgeois est le mot clef
qu'il faut vomir pour mériter un diplôme de bonne conduite,
porter l'uniforme du révolutionnaire standardisé
et vivre à la petite semaine de l'imbécillité.

Pars, avant d'oublier
que la mécanique n'est qu'une invention,
que la consommation n'en est qu'un sous-produit
comme la télé et le crédit,
le bonheur en sachet et le plaisir conditionné.

Pars, avant de devenir cette chose
que les autres agitent.
Pars, avant de pourrir à la décharge,
objet qui a fait son temps.

 


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