Contines des jours ...

 

 
 

matin ... soir

 

 

Je suis parti matin
À la lune moribonde
Un bâton à la main
Vers les montagnes, mon monde.

J'ai longé le fleuve
Opulente matrone grasse,
Par la plaine veuve
Perdue au lit à deux places.

La rivière
M'a guidé, sa couche tiède
Sent l'amour amère
Près des platitudes laides.


Midi arrête toi,
La montagne est lointaine.
Pourquoi cet émois
Coule lent, elle sera mienne

J'ai passé le roc,
Mon soulier dans l'herbe
Silencieuse au choc ;
La vallée chantait, aimante.

Dès le ruisseau
J'ai su les gorges,
Les falaises et les eaux
Liés tels amants fous

Je suis arrivé soir
À la lune rousse-blonde,
Je suis arrivé soir
Par les montagnes, mon monde.

 


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