Contines des jours ...

 

 
 

Campomoro

 

 

lorsque l'avion atterrira
dis lui pourquoi je ne suis pas là
une rose à la main
pour fleurir nos lendemains

ami, dis, dis
à l'être chéri
le soleil, matin, illumine
l'olivier frémit à la brise câline.

dis lui le sable blond
bercé par la vague, les fonds
mystérieux et l'eau cristalline
lorsqu'on se promène du côté de Saline.

dis lui la brise
à la voile brisée
et le ciel que le mât déchire
avant de chavirer sur l'horizon.

dis lui la tour
sur son rocher de toujours
pour brûler de tour en tour
son arrivée ce jour.

ami, dis, dis
à cet être que je chéris
il t'attend.
viendras tu ?

lorsque l'avion atterrira
dis lui pourquoi je ne suis pas là
une rose à la main
pour fleurir nos lendemains

1966

 


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