Contines des jours ...

 

 
 

Père

 

 

Allongé près de toi
Je veille.

Dors mon amie
Ton sein soulève une brise de joie
Le temps ne l'a pas encore flétri
Mon corps repose
Muraille épaisse
Fleuve sans lit
Montagne vierge.

Dors mon amie
L'aube est lointaine
Tes paupières closes
Le jour ne te veut pas de mal
Il vagabonde l'horizon
Je veille

Dors mon amie
L'aurore est là
Indiscrète
À se pâmer dans tes cheveux
Elle chante une berceuse.

 


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