Contines des jours ...

 

 
 

ce soir ...

 

 

des amis étaient là
ils sont partis
il me souvient

il me souvient de ceux qui sont allés
sans jamais le revoir
ceux de tous les jours
ceux des vies parallèles
ceux des autres terres
rêve emporté à la première vague
ceux des jours perdus
qui attendent toujours l'aurore
ceux qui ne savent plus
ceux des jours amères
jamais vécus
ceux des jours joyeux
qui ne veulent plus y croire

il me souvient sans jamais les revoir
de lui qui jouait du vent
avant de tomber pour ne plus voler
de montagnes en espérance
en mondes vaincus en désespoir
et rire enfin
de celle bouleversante de jeunesse
vieille en un soir
désespérée d'atteindre
ce qui semblait perdu
de ceux-là d'elle de lui
de tous ceux oubliés
pour les avoir trop vus
à la seconde où meurt le merveilleux.

 


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