Contines des jours ...

 

 
 

Leur pourrissoir

 

 

Spectres empaquetés
Boules de laine
Yeux billes de verre
Nez ailé
Carapaces
Voguent sur la rue
Mottes de suif articulées
Ils vont glissent viennent
Leurs billes roulant dans le vague
De leurs orbites perdus
Ils passent et trépassent
Indifférents
Ils déambulent hagards
Sombres sur un fond violent
Morts marchant à leur sépulcre
Ils ne voient que la pierre de leur
Pourrissoir
Que leur importe le monde

Inexistants
Files ininterrompues
Monotones
Boules aveugle et aphones

Paradoxe des vivants
Aussi morts que les morts
Morts vivants ?
Vivants morts ?

 


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