Fulgurence II

 
 

 

 

 

Ces jours passés avec une femme me pèsent. Non pas à cause de la présence du féminin qui peut-être d'une grande douceur mais bien plutôt à cause de cette tension permanente qu'est l'exigence de l'attention. De cette impression que faute il y a, ou plutôt qu'il y a manque de respect du féminin chaque fois que l'attention ne lui est pas toute réservée.
L'égoïsme, qui confirme à chacun son existence, n'est pas de mise avec la femme trop habituée depuis l'éternité à capter l'attention du mâle, à exiger cette attention. Le féminin ne supporte pas que la vie puisse être hors de lui. De la femme procède la vie, mais porter la vie, mettre au monde, permettent-ils une telle exigence, un tel besoin de capter autrui ?
Le féminin n'existerait-il qu'au regard du masculin et hors ce regard la femme cesserait-elle d'être à ses propres yeux ? Angoisse incompréhensible au siècle de la libération, à ce moment où la femme après un combat féroce accède à l'indépendance.
Entre la dépendance rejetée et l'indépendance exigée, la femme savait-elle qu'il fallait traverser la solitude, cette solitude que l'homme connaît bien et qui est la raison de son égoïsme

 

 

 

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