Contines des jours ...

 

 
 

Saint Louis

 

 

la rue meurt avec l'horizon
le mur rejoint haut le ciel
le bruit manque lorsqu'il n'est plus partout
l'instant demande le vide calme
le platane au bout de l'ile Saint Louis
explose neige de flocons
la Seine coule une eau noire
le quai dégorge une file sans fin
Saint Gervais égraine l'heure encore
On tend l'oreille pour se souvenir
Un oiseau passe
poésie

 

 

 

 

 

 

 

las
de la rue qui meurt
avec l'horizon
du mur qui rejoint
avec là-haut le ciel
las du bruit qui manque
lorsqu'il n'est plus partout
comment parler encore
et chanter quand vient l'instant
qui demandait le vide calme
pour exister
comment parler du platane
au bout de l'ile Saint Louis
à la seconde où le printemps
explose neige de flocons
la Seine charrie une eau noire
et le quai le ronflement continu
des voitures sans fin
Saint Gervais égraine l'heure
encore
on tend l'oreille pour se souvenir
un oiseau passe
il en existe encore
et l'on réinvente la poésie

un orage éclate
il faut fuir


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