GLOSSAIRE



 

 


A

Ab

Abhâsa : voir Univers.
Abhisheka : ablution d'eau consacré dans le cadre d'une Dîhshâ (?) ; bain rituel, ablution, qui se fait en versant sur une image divine, personne, ou object sacré, certaines substances indiquées par les Agamas: eau, lait, lait caillé, miel, beurre clarifié, eau de rose, et autres. L'utilité de cette cascade sacrée est, par la valeur électro-chimique de chaque substance et son caractère astral, de purifier le champ de force ésoterique de l'image divine, pour qu'il puisse servir de conducteur aux énergies divines
Ablution : voir Bhashman ; Abhisheka.
Absence d'attachement à des objets : Nivritti.
Abstention de vol : Asteya.

Ac

Accessoire : Gauna ; voir Avatâr.
Achârya : maître, instructeur spirituel ; titre respectueux pour l'enseignant religieux érudit. On dit aussi "assan" et "assiriyar".
Acte rituel : voir Pradakshinâ.

Ad

Adharma : ce qui n'est pas "dharma", ou qui est contraire à lui. Pensées, paroles ou actions qui transgressent la loi divine et ignorent la voix de la conscience. L'adharma produit des karmas néfastes, renforce les liens du moi chez l'individu, et maintient celui-ci dans des étas d'esprit inférieurs dominés par les instincts et l'intellect.
Adepte
: Sâdhak.
A-deva : Forces cosmiques destructrices.
Adi : Préfixe sanskrit courant qui signifie "premier".
Adikâra : qualification spirituelle d'un disciple.
Adinatha : Sanskrit: "premier seigneur". L'un des noms de Dieu Siva. Egalement le nom de la lignée spirituelle de l'école Gorakhnath de la Natha-sampradaya nord-indienne. Cette lignée se constitue actuellement de douze ordres monastiques répartis par l'Inde du Nord et du Centre.
Adorable : (L'), Dieu, celui des poêtes et du petit peuple, Viththal "Celui qui se tient sur une brique" ; sa face cachée est Nârâyana.
Adoration
: Bhâvana
Adoration du feu : Agnipujâ ; voir kunda ; sthandila.
Advaïta : Non-dualisme.
Advaïta-siddhanta : Sanskrit: "ultime aboutissement: le non-dualisme." Terme qui désigne la philosophie des Agamas qui gravite autour de l'ultime vérité non-dualiste: que Dieu, l'âme, et le monde sont essentiellement identiques. Se traduit en français par "théisme moniste".
Advaïta-vedanta : Sanskrit: "ultime aboutissement, ou conclusion védique: le non-dualisme." L'un des noms qui désignent la philosophie mayavadine d'Adi Sankara, où maya se conçoit comme une illusion pure. Ce terme sert à distinguer cette école des autres écoles védantiques (il y en a cinq principales).

Ag

Agama : une des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; ensemble de textes essentiellement pratiques : ils se divisent en trois groupes selon leur destination : les Vaishnava-âgama pour le culte vishnouite, les Shaiva-âgama pour le culte shivaïte et les Shâkta-âgama pour le culte de la Grande Déesses ; ces textes sont composé en principe de quatre sections, pâda : jnânapâda qui explique la doctrine ; yogapâda qui traite des connaissances relatives aux corps subtiles ; kriyâpâda , qui traite du rituel proprement dit ; charyâpâda, qui traite des attitudes et du comportement du fidèle dans la société ; correspond au quatrième âge (Yuga) du monde, le Kali ; Sanskrit: "Ce qui est descendu (provient d'en haut)." Nom qu'on donne à certaines écritures saintes qui appartiennent à l'une ou l'autre des sectes hindoues, et qui font, avec les Veda, les sruti de chaque secte. Les plus anciens agamas que l'on connaissent sont sivaïtes, écrits pendant le premier millénaire a.n.è. Les agamas vishnuites et shaktites sont venus plus tard. Et tandis que les Vedas décrivent des principes philosophiques dit "généraux", les Agamas sont considérés comme "spécifiques", car ils vont dans le détail des rites et des principes yogins qui mènent à la délivrance. Ces textes sont l'aurorité sivaïte quant aux rites et tout ce qui se rapporte au temple, inclus les dévotions, l'architecture et la sculpture. voir tantra ;.Agamas sivaïtes, Saïva-siddhanta.
Agamas sivaïtes : Agama signifie en sanskrit: "Ce qui est descendu," ou "ce qui a été reçu"--c'est-à-dire, connaissance divinement révélée. Les vingt-huit Agamas sivaïtes (ou simplement, entre Sivaïtes, les "Agamas") sont les écritures qui font autorité dans toutes les branches du sivaïsme. Ils consistent d'enseignements, et surtout d'instructions fort detaillées, se rapportant aux quatre voies spirituelles du sivaïsme, ou quatre margas--chariya, kriya, yoga, et jnana. Elles sont la source et l'autorité en tout ce qui concerne temple, rite et dévotion. Notamment, elles élaborent l'architecture du temple dans tous ses menus détails, les principes, les divers stages et aboutissements du yoga, ainsi que les connaissances tantriques du kundalini-yoga.
Agâmin : voir Karma.
Agarbhati : bâtonnet d'encens.
Age d'or : Satya yuga.
Ages : yugas ; les 4 âges du monde sont symbolisés par l'Ordre, la Connaissance, le Renouvellement et le Pouvoir.
Aghora : Sanskrit: "qui ne terrifie pas." L'un des noms de Dieu Siva qui signifie aussi lumière, absence de ténèbre, absence d'ignorance. Ce nom, dans les Vedas, fait partie d'une série de cinq noms de Siva, ou mantras, exceptionnellement significatifs et puissants. Sert aussi à nommer une secte sivaïte dite du "chemin de la main gauche" dont l'austerité et les rites vont jusqu'à effrayer le témoin. Par ces moyens tantriques et bizarres, ils tâchent de transcender la personnalité humaine et atteindre au divin.
Agni : Dieu du feu, ou essence de l'élément, le feu, que l'on invoque durant les cérémonies de feu védiques-agamiques, qui se nomment homa, havan ou yajna.
Agnipûjâ : adoration du feu ; voir kunda ; sthandila.

Ah

Ahamkâra : Ego.
Ahi : Serpent, forme du chef des Asura ; voir Asura.
Ahimsâ : "non violence", consiste à ne causer aucun préjudice à qui que ce soit ni par l'action, ni par la parole, ni par la pensée.

Ai

Airavata : Eléphant blanc à quatre défenses, le premier né des éléphants et monture d'Indra.

Aj

Aja : Sanskrit:"Celui qui n'est pas né, qui existe depuis l'éternité." L'un des noms de Dieu Siva usité dans le Rig-Veda, où il sert à décrire l'Etre primordial, l'Incréé. L'un de cinq noms à Siva qui, dans les Vedas, fait partie d'une série de cinq noms, ou mantras, très significatifs et puissants.
Ajnadevas
: Dieux qui n'ont pas eu de naissance, c'est à dire, pas de commencement.
Ajnâna : Ignorance.

Ak

Akhara : gymnase.
Akâsha : Proto-matière ; Sanskrit: "Invisible". L'éther, ou firmament intérieur. Conception vaste qui comprend l'idée du "cinquième élément" du plan physique, les cinq étant: la terre, l'air, le feu, l'eau, et l'akasha. L'akasha se perçoit en tant que région éthérique, ou fluide subtile qui emplit l'univers. Encore plus profondément, akasha nomme les régions superconscientes de l'esprit. C'est par la pénétration psychique de l'akasha que les grandes connaissances cosmiques sont recueillies, telles que celles qui dévoilent tout le cercle du temps, d'où l'on peut voir le passé, le présent et l'avenir.
Akhâdâ : monastère.
Akrûra : l'un des noms de Krisna.
Akshara : "l'immobile, l'immuable…, le Moi silencieux et inactif…, l'unité de l'Être divin…, la Gîta…; l'Uttama, le Seigneur, le Brahman suprême, le Moi suprême qui possède ensemble l'unité immuable et la multiplicité mobile…, le Purushottama, le plus haut Purusha…, lequel concilie toutes les possibilités divines" ; par opposition à Kshara (définition de Shri Aurobindo).

Am

Ambikâ : voir Mâtara.
Amour : voir Kama.
Amour pour Dieu : Bhakti
Amrita : Nectar de l'immortalité; voir Jambolan.
Amsha : partiel ; voir Avatâr.

An

Aanahatha-chakra : Le chakra du coeur, ou quatrième centre psychique.
Ananda
: Béatitude ; Sanskrit: "béatitude". La joie pure qui provient de l'expérience spirituelle, et surtout celle des hauts ou divins états d'esprit. Mot qui sert aussi à décrire l'ominiprésence divine, par exemple dans le mot Sat-chit-ananda..
Ananta : "sans fin", "éternité", serpent étendu sur les eaux de l'océan primordial, personnification de l'éternité.
Anava : Provient du mot "anu" qui signifie: extrêmement petit. Le sens du moi, ou sens d'être séparé de Dieu. Ignorance. Anava est le sens de notre petitesse et de notre individualité, et l'une des trois mala, ou impuretés, ou liens, les deux autres étant karma et maya. Anava est la cause de l'illusion que nous sommes séparé de Dieu, autre que lui. Elle est la dernière des malas, ou impuretés, à être brisée dans la poursuite de l'union mystique ou réalisation du Soi.
Ancêtre du monde : Loka-pitâmaha.
Ancêtres : Pitrilokas.
Ankusa : L'aiguillon du Seigneur Ganesha, qui symbolise sa puissance à repousser les obstacles qui se soulèvent devant nous.
Annapûrnâ : grande Shakti de Shiva, "celle qui est pleine de nourriture".
Antaryâmin : la Présence Divine interne dans l'homme ; voir Avatâr .
Antyaja : groupe d'individus dont fait partie la caste de Dom chargée des crémations.
Antyeshti : nom d'un rite funéraire.

Ap

Aparigraha : non acception de cadeaux.
Aprâkrita : corps surnaturel ; extraordinaire ; voir Avatâr.

Ar

Arama Narîshvara : le divin androgyne créateur (représentation androgyne de Shiva au corps moitié homme et moitié femme, voir photo de l'Art Institut de Chicago).
Aranyakas : "Livres de la forêt". Nomme la troisième section de chacun des quatre Vedas, qui contient les yajnas, ou cérémonies du feu, ainsi que les explications du sens mystique de celles-ci et de leur utilité.
Arati : ou Aarti, cérémonie faisant partie du culte du soir, qui consiste à offrir la lumière à la représentation de la divinité ; Flamme de la lampe cérémoniale dont le combustible est le plus souvent huile, camphre, ou beurre clarifié, et qu'on passe rituellement devant une sainte personne, ou devant le dieu du temple ou de l'autel familial au point culminant du puja. Cette action produit un effect psychique qui permet à la shakti divine de se manifester et se diriger vers le dévot. Le prêtre passe ensuite cette flamme aux dévots qui la reçoivent en passant le bout des doigts à travers la flamme, et les portant ensuite aux yeux. C'est ainsi qu'ils absorbent la shakti, qui est la bénédiction. Ce mot sert aussi à désigner toute cérémonie qui se culmine ainsi, et surtout s'il s'agit d'un puja très bref. .
Aratî : voir rites tantriques.
Aratrika : rituel des trois cercles (sommet, centre, base du lingam) de lumière autour du lingam ; voir Dîpa.
Arbre sacré : voir Ashvatta ; Banyan (nord); Jambolan (sud); Pipal (est); Kadamba (ouest).
Arc : Dhanus.
Archâ : incarnation divine dans une image matérielle ; voir Avatâr .
Archana : Un puja écourté qui se célèbre au nom d'un individu, d'une famille, d'un groupe quelconque, et que celui-ci ou ceux-ci ont demandé pour quelque bénédiction ou éclaircissement divin. Le mot signifie spécifiquement les noms du dieu qu'on va répéter au cours de cette cérémonie.
Archaka : voir rites tantriques.
Ardhanarishvara : le "seigneur dont la moitié est féminine (Shiva) symbolisant l'union du Dieu et de son énergie féminine (Shakti) souvent représenté sous la forme d'un être hermaphrodite, ayant un côté masculin et un côté féminin ; Sanskrit: "Seigneur moitié femme". Représentation ou murthi de Dieu Siva où sa moitié droite est masculine, tandis que la gauche est féminine, image qui symbolise les courants d'énergie psychiques ida et pingala se réunissant et se confondant. Le Seigneur Siva en forme de Dieu androgyne en qui tous les opposés se réconcilient. Sa perfection deuxième, Satchidananda, ou Conscience pure ; voir Arama Narîshvara.
Arghya : libation au soleil.
Arpanam : eau de rose.
Artha : recherche de la perfection dans le domaine matériel ; voir buts.
Artisan : voir Kâmîn.

As

Asana : Sanskrit: "Place assise, position". L'une ou l'autre des diverses positions qu'on prend pendant les pratiques de hatha-yoga ou de méditation. Le troisième des huit yogas de Patanjali. Le padmasana, position du lotus aux jambes croisées, est la mieux connue des asanas. Mais il y a nombre d'autres positions qui équilibrent les énergies du corps et de l'esprit, au profit de la santé et de la sérénité. Peut aussi désigner l'endroit où se fait la pratique yogine ou méditative, ou encore la natte, ou tapis, sur quoi on s'assied à ce moment-là. L'un des éléments très importants de la sadhana des nathas.
Asana shodhanam
: purification de la place de méditation.
Ascète : déjà cités par les Veda : Muni, les silencieux ; Keshin, ceux qui ont les cheveux longs ; Rishis, les voyants ; Shramana, ceux qui ses dévouent ; Tâpasa, ceux qui pratiquent des austérités ; Vâtarashana, les chastes; Yati, ceux qui se contrôlent ; voir Dandî ; Muni ; Sâdhu ; Panth ; Nâgâ sannyâsin.
Ashaucha : impureté rituelle.
Ashrama : voir Ashramas.
Ashramas : stades successifs traditionnels de la vie d'un individu, au nombre de quatre : Brachmacharya (formation) ; Grihastha , (maître de maison, chef de famille) ; Vânaprasha (méditation et recherche de Dieu) ; Ashrama (tout quitter, même son nom pour devenir mendiant). Il existe après le stade de la formation la possibilité de devenir Naishtihka brachmacharya (vœux de célibat perpétuel).
Ashrama-dharma : Le dharma (voie de la réctitude) qui décrit les dispositions naturelles du corps, de l'esprit et des émotions pendant chacun des quatre stades de la vie, ainsi que les devoirs à accomplir et les compétences à acquérir pendant chacun de ces stages. Les quatre sont: celui d'étudiant, de maître de maison, de conseiller aîné, et de solitaire religieux.
Ashtanga-yoga : Le système de yoga en huit branches que le rishi Patanjali codifia vers l'an 200 a.n.è. Les huit branches sont les restrictions (yama), les pratiques (niyama), les positions yogines (asana), la maîtrise du souffle (pranayama), le retrait des sens (pratyahara), la concentration (dharana), la méditation (dhyana) et la contemplation (samadhi).
Ashva : cheval ou chevaux.
Ashvamadha : sacrifice, Medha védique du cheval (Ashva, accompli notamment par les souverains pour célébrer leur victoire.
Ashvatta : Ficus religiosa, sacré pour les hindous, dont les racines sont au ciel.; voir Banyan.
Ashvina : 7° mois lunaire.
Aspara : nymphes célestes figurées sous les traits de danseuses et de musiciennes célestes ; elles sont associées aux Gandhara leurs équivalents masculins ; elles symbolisent les forces cosmiques.
Astadikpala : gardiens des quatre points cardinaux et des quatre points intermédiaires.; voir Dikapala.
Assan : Terme de respect signifiant: un enseignant.
Asteya : abstention de vol.
Astra : Mantra prononcé pendant le bain rituel dans le Gange
Astrologie : Jyotisha.
Asura : titans, puissances des ténèbres, démons ; ils luttent en permanence avec les Deva. Ils sont de même origine car fils de Prajâpati et leur apparence extérieure est identiques. Les Asura sont entrés en rébellion par orgueil et désir d'être supérieurs (cf. Lettres de Bénarès, Jean Rivière, p 125…). Vritra sous la forme du serpent Ahi est le chef des Asura ; Etres "démoniaques" qui entravent l'évolution du monde mais dont le rôle est inextricablement complémentaire de celui des Dieux pour maintenir en existence notre monde de la multiplicité, qui est le monde des polarités ; asura: Sanskrit: "non spirituel". Un être du Deuxième Monde qui habite le plan astral inférieur. On dit parfois "démon". Ces êtres sont capables d'entrer en communication avec les habitants de ce monde physique, et d'influer sur leurs vies, ce qui cause pour ces derniers, des ennuis plus ou moins lourds de conséquences. Mais les asuras évoluent, eux aussi, et ne se trouvent pas éternellement dans cette situation.
Atharva-Veda : Sanskrit: "Sagesse d'Atharva". Atharva est l'individu qu'on considère l'auteur de ce quatrième des Vedas et le plus récent. Ce Veda se compose de 720 cantiques recueillis en vingt "livres". Chacun de ces cantiques est originel à ce Veda, c'est-à-dire qu'aucun n'est "emprunté" au Rig-Veda, contrairement aux autres deux Vedas. Bien que ses cantiques soient magnifiques, et qu'il ait la renommée d'être "le Veda de la prière", car il contient nombres d'invocations et formules magiques, l'Atharva ne ne s'utilise pas (ou ne s'utilise plus) pour les rites. Mais il a toujours une grande importance, car, par ses profonds passages philosophiques qui nous rapellent les Agamas, il sert de pont entre les formules et cantiques des autres Vedas plus anciens, et les Upanishads. "Atharva" est aussi l'un des noms de Dieu Siva.
Atma : Sanskrit: "Souffle". Ame dans les deux de ses aspects: 1) en tant que corps lumineux qui est l'âme individuelle, et 2) en tant que son essence qui est à la fois Satchidananda et Parasivam. L'âme se distingue de la personnalité ou individualité externe avec lesquels l'être humain non illuminé s'identifie.
Atman : Même ; la Pure Conscience ; voir Atma.
Atmartha-puja : Rituel que le dévot célèbre, et dévotions qu'il fait chez lui à son autel familial pour invoquer Dieu et les dieux.

At

Attachement aux objets : Pravritti.
Attribut (s) : voir Saguna ; Nirguna..

Au

Auberge gratuite : Dharmashâla.
Audience : Darbar ou Durbar.
AUM : Syllabe mystique de l'hindouisme, décrite dans les Upanishads comme comportant l'existence entière, dont le passé, le présent, l'avenir, et le Soi de toute chose, Paramatma. AUM est le son originel, et germe de tout autre son, la vibration première non differenciée qui donne la vie à toute autre manifestation. On associe l'AUM au Seigneur Ganesha. S'écrit aussi Aum ou Om, et se prononce: ah-ou-'mm...
Aum Tat Sat : Sanskrit: "Aum, Cela est Vérité." Formule qu'on retrouve souvent dans les chants et cantiques sacerdotaux, et généralement en phrase finale. L'une des grandes formules (mahavakiam) védiques.
Autel : Mandir.

Av

Avâhana : voir rites tantriques.
Avarna : hors caste.
Avatâr : "descente" sur terre d'un Dieu (et plus spécialement de Vishnou) sous une forme humaine ou animale pour restaurer l'ordre (Dharma) ; par extension : transformation, métamorphose ; Avatâr vient de la racine ava- TRÎ, descendre, arriver, s'incarner, se laisser aller en bas. La tradition hindoue distingue plusieurs sortes d'avatar : 1 les descentes prééminentes Mukhya, de premier rang, primaires qui se subdivisent en trois catégories : totales, Pûrna, partielles, Amsha, et fragmentaires, Kalâ ; dans ces premiers cas la Puissance divine elle-même intervient ; selon le texte du Pâncharâtra les Descentes prééminentes sont celles de Vishnu avec son corps transcendant, extraordinaire, Aprâkrita ; 2 les Descentes secondaires, accessoires, Gauna où des êtres vivants deviennent le réceptacle de la Puissance du Dieu et se manifestent par des motifs particuliers ; selon le texte du Pâncharâtra les Descentes accessoires sont celles des entités possédées, pleines, Avishta, de l'énergie de Vishnou. Le texte du Bhaktamâlâ considère quatre formes d'Avatar : Vyûha, les émanations, Vibhu, les déploiements, Antaryâmin, la Présence Divine interne dans l'homme et Archâ, l' incarnation divine dans une image matérielle. L'Avatâr est essentiellement associé au Vishnouisme , religion de compassion et d'amour.
Avidyâ : erreur ; ignorance.
Avishta : plein ; voir Avatâr.


B


Ba

Bâhya pûjâ : culte extérieur, par opposition au culte pratiqué mentalement.
Baie : Rudrâksha.
Bain rituel : voir Abhisheka
Balidâna : voir rites tantriques.
Banyan : ficus indica, arbre sacré dont les racines aériennes et pendantes forment de nouveaux troncs en touchant le sol ; voir Ashvatta.
Basilic indien : Tulsi.
Bâton : voir Dandî panth.

Be

Béatitutude : Ananda.
Beautés célestes : Surasundaris :
Bénarès : il est dit d'elle : Kâshî est sainte, rayonnante de lumière, subtile du Divin comme l'est le lingam du temple d'Or ; Kâshî est ce lingam lui-même ; elle est un immense lingam de lumière, lumineuse et illuminante, symbole de la Sagesse suprême, place où l'Etre est réalisé. Kâshi est Brahman.
Bénédiction : Darsham.
Bergères : voir Gopi.
Beurre fondu : Ghî.

Bh

Bhagavân : le "Partageux" ; voir Bhakti.
Bhaïrava
: Forme terrible de Shiva.
Bhajan : La pratique de chanter seul, ou en groupe, les chants, chansons et cantiques de dévotion.
Bhaktamâlâ : Texte sacré ; voir Avatâr.
Bhakta : dévots adorateurs.
Bhaktavignavinasana : Sanskrit: "Celui qui est assis dans la position apte à enlever les obstacles du chemin des dévots." L'un des noms du Seigneur Ganesha.
Bhakti : adoration du Divin ; amour pour Dieu ; doctrine ou plutôt attitude religieuse, assez comparable au dogme catholique de la grâce, qui consiste dans l'adoration (Bhakta), la contemplation de son image, le chant et la méditation, en vue de réaliser sa délivrance par l'amour et de s'unir au Dieu vénéré, avec la conviction qu'il est un ami favorable. Guy Deleury (L'Inde rebelle, Seuil) : Il n'est pas facile de définir ce qu'est la bhakti. Traduire ce terme par "dévotion", comme on le fait souvent, risque de le réduire à n'être qu'un élan du coeur, sans compter que le mot "dévot" recouvre en français une mentalité fort étrangère aux bhakta indiens...Le sens général de la racine bhaj est celui de "partage". La religion de la bhakti est celle de l'échange, le Dieu de bhakti est celui dont la nature est d'être en relation. Il est possible, voir probable, que l'usage d'appeler Dieu, Bhagavân, "le Partageux", ait été d'origine bouddhiste.
Bhakti-mârga : voies de la dévotion.
Bhakti-Yoga : voir Yoga.
Bhâng : haschich ou chanvre ; se dit Siddhi, pouvoir, en sanskrit ; le nom rituélique est Vijayâ grahana.
Bharat : nom officiel de l' Inde depuis 1947.
Bhashman : ablution de cendres sacrées provenant de bouse de vache qui se pratique aux trois moment de la Samdhyâ.
Bhâshyas : commentaires (de textes).
Bhava : centre de conscience.
Bhâvachakra : roue de l'existence.
Bhâvana : adoration.
Bhoga : joie.
Bhuloka : Le monde physique, ou Premier Monde, qu'on perçoit par les cinq sens.
Bhûta : ni Dieux ni Esprits ; esprits malins ; font partie de la suite de Rudra dans sa forme terrible.

Bi

Bien suprême : Purushârtha
Bîja : Mantra avant l'intervention de l'énergie qui va le vivifier.
Bijoux : voir Tali.
Bilva : Arbre sacré à Dieu Siva.
Bindu : point virtuel du monde phénoménal ; voir Univers.

Bl

Blanchisseur : Dhobi.

Bo

Bodhichitta : sperme.
Bonne direction dans l'effort : Shâstrita.
Bonne méthode : Shâstrita.

Br

Bbrahmachari : Homme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s'adonne aux pratiques religieuses, dont la sadhana, la piété, l'enseignement et le travail désinteressé. Il se peut qu'il ait fait quelques simple voe¦ux.
Brahmacharini
: Femme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s'adonne a certaines pratiques religieuses, ¦uvres de dévotion, l'enseignement aux enfants, et le travail désinteressé. Il se peut qu'elle ait fait quelques simple voeux.
Brahmachariya
: (Brachmacharya )La continence non seulement par les action, mais par les paroles et le pensées, et en toute matière indigne de l'âme. Le nom de la première ashrama, ou période de la vie ; voir Ashramas.
Brahman : Se distingue de "Brahma", (sans n). L'un des noms, usité dans les Vedas, du Dieu Suprême, et qui le désigne en tant qu'Absolu transcendant, énergie omniprésente, ou Seigneur suprême et Ame primordiale. Brahman correspond donc parfaitement à Dieu Siva en chacune de ses perfections, ou en toutes les trois en même temps.
Brahmanas : L'une des trois parties de la section des rites de chaque Veda, qui s'intéresse surtout aux détails des rites du feu (voir homa) et à certains devoirs et règles de conduite.
Brahmanisme : système religieux et social qui a succédé au védisme en intégrant au panthéon originel des divinités locales (Shiva, Krishna) et en ajoutant à l'antique religion aryenne une dimension plus philosophique et plus populaire à la fois. Ce système a consacré le pouvoir des brahmanes sur la société.
Brahmanvâri : eau du Gange.
Brique : voir Adorable ; Viththal.

Bu

Buffle : voir Mahisha.
Buts : possibles de l'effort humain : Artha, recherche de la perfection dans le domaine matériel ; Kâma, dans le domaine sensoriel ; dharma, dans le domaine moral et mental ; Moksha, libération spirituelle.

C

Ca

Cadeau : voir Aparigraha.
Camphre : Substance aromatique cristallisée qui s'extrait du camphrier (laurier de l'Asie orientale et de l'Océanie). On brûle et offre la lumière de cette substance dans la lampe destinée à cet usage pendant l'arati, où offrande des lampes, point culminant du puja. Se dit karpura en Sanskrit.
Canaux : voir Nâdî.
Caste : hors caste, Avarna ; voir Dom ; Pûjâris.

Ce

Cela : Tad.
Cella : Saint des Saints dans un temple ; la porte de la est la représentation de Dieu à travers qui l'homme entre en présence du Principe Suprême qui est placé dans le saint des saints.
Celui qui a "vu" la Vérité : Rishi.
Cendres : voir Vibhutis
Centre de conscience : Bhava.
Centres psychiques : voir Chakras.
Cercles concentriques : Vinâyaka, les 7 cercles concentriques que suivent les pèlerins autour de Bénarès en passant de l'un à l'autre par des "seuils" sacrés. Cet ensemble forme le mandala qui protège Bénarès.

Ch

Chakra : roue du Dharma, un des attributs de Vishnou.
Chakra : centres des énergies psychosomatiques du corps humain ; centres psychiques qui se localisent à peu près aux même endroits que les plexus connus de nos anatomistes ; ils sont au nombre de sept principaux qui correspondent aux sept plans mentaux du Vedânta (voir L'Hindouisme vivant, J Herbert, Dervy-livres, page 117…) ; Sanskrit: "roue". Un lieu de concentration d'énergie et de conscience situé dans les corps intérieurs de l'être humain. Ce sont les centres nerveux, plexus et ganglions, ainsi que les glandes qui correspondent aux chakras principaux, qui se trouvent dans le corps physique, le long de la colonne vertébrale, du bas jusqu'au sommet du crâne. (Notons qu'il y a correspondance, et non identite entre les chakras et les centres nerveux, glandes, etc.) Il y a sept chakras principaux qui sont les plus connus et les plus souvent décrits dans les livres. Mais en réalité, il y en a d'autres encore. On peut voir les chakras par l'¦il psychique; ils ressemblent à des lotus aux nombreuses pétales de diverses couleurs.
Chakreshvara : le Maître du Cercle dans le rite Maïthuna ; voir Shâkta.
Chambre sacrée : Garbha griha, la "matrice" ; elle est sombre, fraîche, humide (pour favoriser la procréation) par rapport au clair, chaud, sec qui est la stérilité.
Chandra : lune ou croissant de lune.
Chants : Kîtan.
Chanvre : Bhâng.
Chapelet : Mâla.
Chariot : Ratha.
Chariya : Sanskrit: vie de travail désinteressé, vécue selon les principes d'éthique. Dans le Saïva-siddhanta, le premier des quatre marga, chemins successifs, étapes, ou encore: périodes majeures de la vie humaine qui marquent et sectionnent le développement spirituel de l'individu. Les trois autres margas sont: kriya, yoga, et jnana. Chaque marga comporte ses disciplines particulières destinées à mener vers certains buts spirituels. Pendant l'époque chariya, le dévot se perfectionne dans le travail désintéressé. Il peut se rendre utile au temple, à nettoyer, y apporter fleurs et autres articles et produits nécessaires. C'est aussi la période où on se perfectionne progressivement en moralité et en bonne conduite.
Charité : Dâna.
Charpay : "quatre pieds", lit fait de sangles tendues sur un cadre de bois que supportent quatre pieds.
Charyâpâda : voir Agama.
Chatur : quatre.
Chatur-yugas : les milles périodes égales qui composent le Kalpa, dont chacune est divisée en quatre (Chatur) Yugas (âges) : Satya yuga (âge d'or), Tretâs yuga, Dvâpara yuga, Kali yuga.
Chaurâ : voir Yaksha.
Chemin spirituel : Marga.
Cheris : sorte de ghettos réservé aux parias.
Cheval : Ashva ; voir Ashvamadha.
Cheveux : voir Kudumi.
Cheveux tressés : voir Jata- mukuta.
Chignon : voir Jatâ.

Ci

Cieux védiques : voir Svarga.

Cl

Clan : Gotra.
Cloche : Ganthâ.

Co

Communauté : voir Jati.
Compassion : Dayâ.
Connaissance : un des symboles des 4 âges du monde ; Vidyâ ; Jnâna.
Connaissance de l'Etre : Vijnâna.
Conque : Shankha.
Conscience : voir Samâdhis.
Consécration : Dîhshâ ; voir Abhisheka ; Rahasya.
Constellations : Nakshatras.
Contentement : Santosha.
Continence : Brachmacharya.
Continent : dvîpa.
Contrôle de la vue
: Trâtaka ; voir Yoga.
Contrôle de poumons : Kapâlabhâti ; voir Yoga.
Contrôle du souffle : Prânayama ; voir Yoga..
Contrôle du ventre : Nauli ; voir Yoga.
Cordon sacré : voir Dvija; Yajgnopavita.
Corps : voir Jîvan mukta ; Videha mukta ; Sharîras ; Stûla sharîra ; Sûkshma sharîra ; Linga sharîra.
Corps surnaturel : Aprâkrita.
Costume masculin : Dhoti.
Cotonnade : voir Gerrua.
Coucher : voir Sakalîkarana.
Coupole : Shikara.

Cr

Création : Srishti.

Cu

Cuirasses : Kanchuka, les 5 "cuirasses" de la théologie shivaïte.
Culte des ancêtres : Pitris.
Culte : l'hindouisme admet cinq sortes de cultes dont les origines sont sans aucun doute pré areynnes : 1, Gânapatya, le culte de Ganapati ou Ganesha ; 2, Saurya, le culte de Surya, le Soleil ; 3, Vaishnava, le culte de Vishnu qui s'incarne sous la forme de Krishna ; 4, Shaiva, le culte de Shiva ; 5, Shâkta, le culte de la Shakti de Shiva, sous son aspect de Doûrgâ ; terme aussi donné à la voie "de droite " du culte ; voir Pûjâris
Culte extérieur : Bâhya pûjâ , par opposition au culte pratiqué mentalement.

Cy

Cycle des réincarnations : Samsâra.

D


Da

Daityas : Êtres "démoniaques" qui entravent l'évolution du monde mais dont le rôle est inextricablement complémentaire de celui des Dieux pour maintenir en existence notre monde de la multiplicité, qui est le monde des polarités ; êtres démoniaques qui comme les Asura sont la contrepartie nécessaire aux Dieux. Sans les uns les autres ne peuvent agir et exister ; ils ne sont ni méprisables ni haïssables.
Dakshinâ : présent fait au gourou par son disciple pour être enseigné.
Dakshinâchâra : la Voie de droite ; voir Shâhta.
Dakshinamurthi : Sanskrit: "la forme qui fait face au Sud". Dieu Siva en forme du Précepteur silencieux, ou Guru des gurus, ou grand Yogi. On le représente assis sous le banian où il instruisit tout d'abord les quatre grands Rishis.
Dâna : charité.
Danda : bâton des ascètes dit Dandî panth; le bourdon que porte le sadhu, ou le sannyasi ; voir Dashnâmi.
Dandî Panth : ascète caractérisés par leur bâton, Danda.
Danse : voir Râsa-lîlâ.
Danseuse : voir Devadasi.
Darbar : ou Durbar, audience publique tenue par les souverains indiens.
Darsham : bénédiction conférée par la simple "vue" d'une statue, d'un saint personnage... ; voir la statue d'un Dieu et sans doute être vu par elle ; c'est l'ambition de tout visiteur d'un temple ; Sanskrit: "voir quelque chose qui est de bon augure". Voir quelque chose de divin, soit sur le plan physique -maître, saint, image divine, temple, lieu saint -ou, sur le plan subtil: la vision mystique d'un dieu. Peut signifier aussi un point de vue, ou une position philosophique.
Dasama-bhaga-vrata : Sanskrit "voeu de partager un dixième". Le voeu que font certains dévots lorsqu'ils commencent à pratiquer dasamamsha, c'est-à-dire: donner la dîme.
Dasamamsha : Sanskrit: "un dixième en partage". Donner la dîme, soit les 10% des ses revenus au profit de la religion ou institution religieuse particuliere.
déesse: Représentation ou manifestation féminine de Dieu ou d'un dieu. En sanskrit: shakti (avec ou sans majuscule, selon le cas), devi. Lorsqu'on nomme, perçoit, ou décrit un être céleste en tant que déesse, il peut s'agir d'un être du Deuxième Monde qui vit dans un corps astral ou mental féminin, car en ce monde-là, la distinction des sexes existe. Ou bien, il peut s'agir d'un mahadeva, ou habitant du Troisième Monde qui, lui, n'a pas de corps mental ou de corps astral, et vit purement en en corps lumineux, le corps naturel de l'âme. Dans ce cas, on ne peut pas vraiment qualifier l'être de masculin ou féminin, car le corps de l'âme n'est ni l'un ni l'autre. Voir: shakti, dieu, Sivaloka, deva. .
Darshana : "point de vue".
Dasa : dix.
Dashnâmi : ascète shivaïte que l'on rencontre dans les rue de Bénarès, ils sont de l'ordre de Shankara et portent un Danda, bâton revêtu d'étoffe ocre de le même couleur que leur vêtement ; ils sont regroupés en dix confréries de Sannyâsin (renonçants) : Aranya, Bhârati, Giri, Pârvata, Purî, Sâgara, Sarasvatî, Tîtha et Vana. L'ascète renonce à tous ses biens, son cordon sacré est brûlé, son corps est rasé, et l'on exécute sur lui à minuit et au bord de l'eau, les rites funèbres, sa caste disparaît et il prend un nouveau nom composé de deux parties, la première est le nom qu'il adopte et la seconde, celui de son initiateur et de l'une des dix confréries à laquelle il appartient ; leur Math à Bénarès est le Kamarûpâ math, situé non loin du Dasashvamedha ghât.
Dâvanas : êtres démoniaques qui comme les Asura sont la contrepartie nécessaire aux Dieux. Sans les uns les autres ne peuvent agir et exister ; ils ne sont ni méprisables ni haïssables.
Dayâ : Compassion.

De

Déesse : Devi ; la Grande Déesse, Shakti de Shiva ; voir Lalitâ ; Annapûrna.
Déesses des arbres : Shalbhanjikas ; elles sont toutes des manifestations de l'énergie primordiale et toujours Shakti qui se manifeste à l'homme sous ces formes empreintes de la puissance et de la grâce divine.
Déesse Mère : Devi.
Déesses protectrices locales : voir Grâmâ devatâ.
Démone : voir Târaka.
Déploiement : Vibhu ; voir Avatâr.
Dessein rituel : Yantra.
Deuxième âge du monde : Tretâs yuga.
Devadasi : servante des Dieux, danseuses consacrées des temples, particulièrement ceux de Shiva, Dieu de la danse, auquel elles rendent hommage.
Deva : Sanskrit "celui qui brille",Dieux ; divinité ; racine : dîv, resplendir ; le Deva est un être lumineux, brillant, céleste, il aide à l'évolution du monde ; cette luminosité peut être spirituelle, morale ou matérielle ; certains ont remplacé le terme de Dieux par Anges. Ils y a trois grandes catégories de Dieux dans la tradition hindoue : Âja-Deva : les Dieux qui sont dès l'origine de la manifestation cosmique, tels que Qindra, Varuna, Rudra, Agni, Usha ; Sâdhya-Deva ou Mahâtman, les Dieux prêts à secourir les hommes qui les prient, ils résident dans le Naka, le lieu où il n'y a pas de malheur, et y jouissent d'une grande béatitude ; Karma-Deva, qui sont des hommes de qualités exceptionnelles qui sont admis parmi les Sâdha-Deva, ils y participent de leur bonheur mais pas de leur pourvoir.
Devaloka : Terme qui désigne parfois la totalité du Deuxième Monde, et parfois plus spécifiquement ses régions supérieures, où habitent les devas. Ceux-ci sont des âmes qui vivent dans un corps astral, ou dans un corps mental, ou dans les deux à la fois, et évoluent dans les dimensions "intérieures" au monde physique.
Devi : Déesse, en particulier la Déesse Mère.
Dévotion : voir Bhakti.
Dévots adorateurs
: Bhaktas.

Dh

Dhanus : arc.
Dharana : Sanskrit: concentration. Fixer son esprit sur quelque objet, le plus souvent pour l'étudier, sans se laisser distraire.
Dhâranî : autre nom pour Mantra.
Dharma : (la racine dhr signifie étayer, soutenir) ; recherche de la perfection dans le domaine moral et mental ; constitue l'ensemble des relations intelligibles, des "lois" qui sous-tendent l'univers et l'empêchent de s'effondrer dans le chaos ; pour Tagore le "Dharma est la nature intime, l'essence, la vérité implicite de tout chose. C'est la fin ultime qui oeuvre en notre moi" ; voir buts.
Dharmashâla : auberge gratuite ; Sanskrit: "lieu où s'accomplit le dharma". Institutions, bâtiments, et autres ressources qui sont rattachées à une mission particulière. Une dharmasala peut inclure : monastère, temple, école, salle à tout usage, appartements, et cuisine commune. .
Dhobi : blanchisseur.
Dhoti : costume masculin ; pièce d'étoffe drapée autour des hanches.
Dhriti : patience.
Dhvaja : étendard sacré.
Dhyana : Sanskrit: méditation. La septième des huit branches de l'ashtanga-yoga.

Di

Dieu est en moi : Sa-ma-âtmâ.
Dieux : voir Ajnadevas ; Karmadevas ; Devas.
Dikpala : gardien des points cardinaux ; voir Astadikapala.
Dikshâ : rite d'initiation, consécration ; initiation qui donne le droit et le devoir d'accomplir les rites ; il y a trois degrés d'initiation : Samayyin qui permet d'accomplir le rite, Putra qui permet d'accomplir le rite plus celui du feu, Sâdhak qui permet l'union avec Shiva.
Dîpa : lampe ; offrande de lumière avec des lampes aux mèches multiples et de formes diverses.
Discipline des cinq feux : Panchâgni-tapas, épreuve qui consiste à méditer sous le soleil brûlant entouré de quatre "autres" feux.
Discipline tantrique : Upâsana.
Dissolution : Pralaya ; son contraire est Srishti.
Dîwâli : fête des lumières, se célèbre à partir du 27° jour du 7° mois lunaire (Ashvina) ; Sanskrit: "fête ou festival des lumières". Se nomme aussi "divali". Ce sont les Hindous de toutes les sectes qui participent à cette fête très populaire qui se célèbre pendant le mois tamoul d'aïpassi, octobre-novembre, et le plus souvent chez soi. Journée joyeuse où l'on commémore la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres en allumant, le soir, de nombreuses lampes à huiles ou lumières électriques, et en faisant des feux d'artifice. Puisque toutes les sectes célèbrent également Dipavali, et qu'elle est la fête la plus populaire de l'Inde, elle est donc l'occasion de marquer le sentiment de solidarité hindoue. On se met à célèbrer de bonne heure le matin, moment où tous les membres de la famille prennent un bain à l'huile, chantent, prient, et déjeunent ensemble. On s'offre mutuellement des habits neufs, et on se régale de petits gâteaux et autre sucreries ; voir Fêtes annuelles. .
Divinité : Deva ; voir Ishtâdevatâ.
Divinité protectrice personnelle : divinité d'élection ; Ishta devata.
Divinité tutélaire : voir Skanda
Divinités d'élection : Ishta-devatas
Dix : Dasha.

Do

Dom : caste qui s'occupe des crémations.
Dôme : Shikhara, il domine la Mandapa.
Don : voir Rahasya
Dourgâ : Celle qui est inaccessible, Celle qui est loin, l Incompréhensible ; autre forme de Kâli, puissance divine de renouvellement et de transformation dont la mort est l'expression physique ; voir Gauri-Shankar ; Shakti ; Shiva.
Dourgâ-pûjâ : voir Fêtes annuelles.

Du

Dualisme : Dvaïta
Durga : "l'Inaccessible".
Dûrvâ : herbe sacrée.

Dv

Dvaïta : "dualisme" ; Sanskrit qui correspond à dualisme. Toute philosophie qui propose l'existence de deux principes ultimes et irréductibles au coeur de l'existence. Les philosophies dvaïtas considèrent, par exemple, que Dieu et l'homme sont éternellement distincts l'un de l'autre. .
Dvâpara yuga : troisième âge du monde.
Dvâpatya : le troisième âge du monde ; voir écritures sacrées.
Dvarapala : gardien de la porte ; statue à l'entrée des temple et des sanctuaires.
Dvija : deux fois né ; titre des trois première castes, ou plutôt classes (varna), après avoir reçu l'initiation et le cordon sacré, symbole de seconde naissance.
Dvîpa : continent ; ile.


E

Ea

Eau de rose : Arpanam.
Eau du Gange : Brahmanvâri.

Ec

Ecritures sacrées : quatre grandes classes : Véda, Smriti, Purâna, Agama, qui correspondent aux quatre âges du monde, les quatre Yuga : Satya, Tretâ, Dvâpatya, Kali.

Ef

Effets : Phala.

Eg

Ego : Ahamkâra

Ek

Eka : l'UN.

El

Elément : voir Panchatattva ; Shâkta, Rahasya pûjâ.

Em

Emanation : Vyûha ; voir Avatâr.

En

Encens : batonnet : Agarbhati
Energie : voir Chakra ; Gunas.
Entraves : Pashâ, qui enserrent l'homme en le situant dans le Karma, le temps, la causalité.

Er

Erreur : Avidyâ.

Es

Espèce : voir Jati.

Et

Etandar sacré : Dhvaja.
Etats de l'individu : voir Ashramas.
Eternel : Sthânu ; Jîva.
Eternité : voir Ananda
Être humain : Pashu.
Être humain individuel : Jîva.
Être immuable et immobile : Purusha
Être Suprême : Purusha-uttama.
Êtres "démoniaques" : Asuras et Daityas qui entravent l'évolution du monde mais dont le rôle est inextricablement complémentaire de celui des Dieux pour maintenir en existence notre monde de la multiplicité, qui est le monde des polarités.
Êtres divins : Sura et Deva qui aident à l'évolution du monde.

Ex

Existence antérieure : Prârabdha karma.
Extase : voir Unmanî.
Extraordinaire : Aprâkrita ; voir Avatâr.


F


Fe

Femme : Mithuna ; Nayikas : belles jeunes femmes.
Fête des lumières : Dîvâli.
Fêtes annuelles : Sarasvatî : Vasanta-panchâmi, fin janvier, début février ; Shiva : Mahâ Shivarâtri, milieu février ; Krishna : Holî en février-mars, Krishna-jânmâshtami vers le mois d'août ; Râma : Râma-Navamî en mars-avril ; Ganesha : Ganesha-Chaturthî en août-septembre ; Dourgâ : Dourgâ-Pûjâ en septembre-octobre ; Lakshmî : Dîwâlî en octobre ; Kârttikeya : Kârttika-pûrnimâ en octobre-novembre.
Feu : voir Kullîhoma.
Feuille de bétel : Tâmbula.

Fi

Fidèle : voir Sâdhak ; Shâkta.
Filet d'huile : Taïla-dhâra ; image pour exprimer la pensée vers Dieu, la pensée qui s'écoule vers le divin de façon ininterrompue "comme le filet d'huile".
Fils de Shiva : Skanda.
Fils de Uma (Parvati) : Skanda.

Fo

Foi : Shrâddha.
Force : Prâna ; voir Prâna.
Force hostile : Râkshasa
Forces cosmiques : Aspara.
Forces cosmiques destructrices : A-deva.
Forces vitales : Prâna.
Forme corporelle causale : Kârana Sharîra, voir Sharîras.
Forme corporelle grossière : Sthûla Sharîra, voir Sharîras.
Forme corporelle subtile : Sûkshma Sharîra, voir Sharîras.
Fosse : voir Kunda.
Foyer : voir Kullîhoma.

Fr

Fragmentaire : Kalâ ; voir Avatâr .
Fruits : (effets), Phala.

 

G

Ga

Gajalakshmi : voir Lakshmi.
Gana : serviteur de Shiva, ancien Yaksha ; Sanskrit: "troupe". Espèce de deva. Désigne aussi le deva qui est serviteur de Siva, dont le chef est Ganesha, ou Ganapati (signifiant: Seigneur des ganas).
Ganapati : Sanskrit: "maître des ganas". L'un des noms de Ganesha, dieu au visage d'éléphant.
Gânapatya : culte de Ganapati ou de Ganesha, le Dieu à tête d'éléphant, l'introducteur aux mystères, protecteurs des Yogins et des chercheurs spirituels, celui qui écarte les obstacles dans le chemin de la Libération spirituelle. Son culte est complexe et comporte six formes avec leurs Mantra distinctifs et leurs rituels particuliers.
Gandhara : musiciens du ciel ; ils sont associés aux Asura.
Gandharvas : ni Dieux ni esprits, ils sont dits les musiciens célestes.
Ganesh : Siddha Vinâvaka est l'un de ses noms ; voir Ankusa ; Bhaktavignavinasana ; Ganapati ; Modaka ; Mushika ; Vighneshvara.
Ganesha-Chaturthî : voir Fêtes annuelles.
Gangâ : Déesse du Gange, sœur de Parvati, Shakti de Shiva.
Gangâ-Pradakshina : pèlerinage qui consiste à longer le Gange depuis sa source jusqu'à son embouche par la rive gauche et à remonter vers sa source par sa rive droite.
Gange : ses différents noms telluriques : Bhadra Soma, boisson de bénédiction ; Deva Bhuti, issue du ciel ; Gândinî, celle qui chante toujours ; Khâpagâ, descendant du ciel ; Tripathagâ, celle qui arrose les triples mondes : le ciel, la terre et les mondes infernaux.
Ganthâ : cloche.
Garbha Griha : "maison-matrice" ; la chambre sacrée, le saint des saints du temple brahmanique ,la Matrice, la chambre du Lingam dans un temple ; elle est sombre, fraîche, humide (pour favoriser la procréation) par rapport au clair, chaud, sec qui est la stérilité ; le sanctuaire, ou sanctum sanctorum en latin, centre mystique et lieu le plus sacré du temple hindou. C'est la niche, alcôve, réduit, ou pièce où l'image divine la plus importante du temple est établie. Le garbagriha est ésotériquement le canal principal où passe la puissance divine pour innonder le temple.
Gardien : voir Dvarapala.
Garuda : homme-oiseau, il est le véhicule de Vishnu.
Gauna ; accessoire, secondaire ; voir Avatâr.
Gaurî : "la belle", "la jaune", dénomination de la Shâkti de Shiva pendant le rite Maïthuna ; voir Shâkta.
Gauri-Shankar : le "Jaune", un des aspects de la Sakthi de Shiva sous sa forme Dourgâ.
Gayatri : verset le plus sacré du Rig-Veda (III,62,10) ; Sanskrit: "triple chant". Le plus célèbre des mantras védiques, qu'on utilise en dévotions publiques et personnelles. Le gayatri se prononce ainsi: Om bhur bhuvah suvaha, Om tatsavitur varenyam, Bhargo devasya dhimahi, dyo yo nah, pracodayat. Il signifie: "Etres divins des trois mondes, nous contemplons la forme resplendissante de notre Créateur, le Primordial, qui détruit l'ignorance comme le Soleil anéantit les ténèbres. Qu'il nous accorde sa grâce, et guide nos pensées." .

Ge

Gerrua : pièce de cotonnade de couleur ocre.
Gestes : mudra, qui accompagnent la récitation des mantra.

Gh

Ghât : "montagne" ; terrasse en escalier descendant vers un cour d'eau ; lieu de crémation. Varanasi (Bénarès) a 64 ghât, symbolisme des 64 Yogini qui entourent la Grande Déesse ; voir Mâtara ; Tirtha.
Ghee : ou Ghî, beurre cinq fois clarifié, utilisé pour la cuisine, pour les lampes des autels et pour les oblations au feu lors de certaines cérémonies.
Ghettos : voir Cheris.

Go

Go : vache ; rayon de soleil ; rayon d'illumination spirituelle.
Gopi : Déesses ; jeunes bergères qui représentent l'adorateur dans son premier contact intime avec son Dieu.
Gopuram : La tour qui surplombe l'entrée d'un temple. Elle peut atteindre jusqu'à 11 étages et 60 m de hauteur. Généralement recouverte de figures sculptées.
Gotra : clan.
Gourou (secondaire) : Upa-guru.
Gourou (vrai) : Sad-guru.
Gourou : Paramahamsa.

Gr

Grâce : voir Bhakti.
Grâce divine : Kripâ.
Graha : planètes.
Graines de céréales grillées : Mudrâ ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Grande Inde : ou Mahabharata ; poème épique de 10 000 vers qui relate le conflit pour le pouvoir entre les cousins Pandava et les Kaurava. Grâce à l’intelligence de Krishna, les Pandava qui sont cinq frères finissent par tuer les Kaurava au nombre de cent.
Grâmâ Devatâ
: Déesses protectrices locales, dites Ambikâ ; elles résident sous l'arbre sacré, banyan, figuier sacré, margousier. Elles personnifient les forces élémentaires, les divinité de la nature. Leurs cultes locaux sont souvent pré-aryens et ont été intégré dans l'Hindouisme dont ils forment les marges.
Grihastha : Maître ou maîtresse de maison, personne vivant en une situation familiale, ou personne qui n'est pas moine ou vouée à la vie monastique. Nom de la période de la vie, ou ashrama, qui suit la brahmachariya (période d'apprentissage), où l'on se marie, fonde une famille, s'établit dans une carrière ; voir Ashramas.
Groupes d'ascètes : de tendance vishnuïste : Bhâgavata, Mâdhva, Vizshnuvâmin, Nimbârka, Vallabha, de même pour les fidèles du culte Sahajiâ.
Groupes ni Dieux ni démons : voir Gandharvas ; Rudra ; Bhûta ; Marout ; Guhyaka ; Dâvana ; Daïtya ; Râkshasa (démons).

Gu

Gué : Tîrtha.
Guhyakas : ni Dieux ni esprits ; font partie de la suite de Kuvera.
Guide : d'un temple, Pânda.
Guide spirituel : Swami.
Guna : Sanskrit: qualité ;mode essentiel d'énergie ; éléments créateurs ; il y en a trois sortes : Tamas, force d'inconscience et d'inertie qui se traduit qualitativement par l'obscurité, l'incapacité, l'inaction ; Rajas, le germe de la force et de l'action, qui crée le jeu de l'énergie ; Sattva, le mode de la lumière, le germe de l'intelligence qui entretient le jeu de l'énergie, la force de l'équilibre qui se traduit qualitativement par le bien l'harmonie, le bonheur et la lumière ;
Gupta : ère datée du début du règne de Chandragupta 1° (320-319 av. J.C.).
Guru : Sanskrit: "Celui qui ôte les ténèbres". L'Illuminateur, ou l'éclaireur. "Guru" peut désigner un instituteur ou un enseignant en n'importe quelle matière et à tous niveaux. Mais le plus souvent il indique l'enseignant ou le maître en matière spirituelle;

Gy

Gymnase : Akhara.



H


Ha

Hanumân : Dieu en forme de singe, serviteur et adorateur de Rama, dont le surnom est Yogâchâra, maître en yoga.
Harihara : Vishnou-Shiva, Dieu composite représenté ave la moitié de Vishnou à gauche et la moitié de Shiva à droite.
Harijan : "enfants de Dieu", nom donné par Ghandi aux "intouchables"
Haschich : Bhâng.
Hatha-Yoga : Asana : positions des corps dans le Hatha-Yoga appelé Yoga en occident (idem pour le Râja-Yoga) ; Prânâyâma : techniques de respiration (idem pour le Râja-Yoga) ; Pratyâhâra, Dhârana, Dhyâna, Samâdhi sont les quatre degrés de méditation ; Anga : les huit "membres" du Hatha Yoga qui constituent un tout : ce sont les Asana, les Prânâyâma, les deux groupes de disciplines morales (Yama et Niyama) et les quatre degrés de méditation et d'extase qui en sont le but ;Sanskrit : yoga du Soleil et de la Lune. Le nom fait allusion aux courants nerveux dits "Lune" et"Soleil", ha et tha, qui se terminent dans la région du nez, et correspondent aux nadis, ida et pingala, courants d'énergies mentales et émotionnelles qui circulent le long de la colonne vertébrale et du nadi de la kundalini qui s'appelle sushumna. En régularisant le souffle, ha étant l'inspiration, et tha l'expiration, et en manipulant les corps physique et astral au moyen de certaines postures, ou asana et mudra, l'adepte peut arriver à parfaitement équilibrer ses courants ida et pingala, et fonctionner par son nadi sushumna, ou kundalini. Le grand avantage est qu'il est alors prêt à mediter profondément en mettant en pratique les principes du raja-yoga sous la tutelle de son guru. Outre sa valeur spirituelle, hatha-yoga aide à purifier le subconscient, et à donner vigeur, santé et longévité. Le hatha-yoga est une antique science de la Natha-sampradaya dont la première indication historique est celle du célèbre sceau de Pasupati, provenant de la région de l'Indus, et vieux d'environ 6 000 années. On recommende le hatha-yoga dans les Agamas, dans le Tirumantiram de Tirumular, et dans les Yoga-sutra de Patanjali. Il gagna en popularité pendant la vie de Goraknath de la lignée Adi-natha du Xe s., puis émigra de l'Inde pour s'installer définitevement en Chine et au Tibet.

He

Herbe sacrées : Dûrvâ.

Hi

Hinayana : Sanskrit: petit véhicule. Secte bouddhiste qui se distingue du bouddhisme mahayana, grand véhicule. Le bouddhisme hinayana appuie sur l'enseignement que le salut est l'affaire de chaque individu qui seul peut se hausser jusqu'à en être digne, et que le concurs d'intermédiaires est superflu. Les adhérents se disent être les seuls à suivre l'enseignement originel du Bouddha. Cette secte s'est maintenue surtout à Sri Lanka, et de cette île, s'est propagée en Birmanie et autres pays de l'Asie du Sud-Est.
Hirîskshana
: voir Kullîhoma.

Ho

Holî : (Kamadahan) voir Fêtes annuelles.
Homa : L'âtre sacré, le feu qu'il contient, ou la cérémonie qui s'y déroule. Celle-ci est très ancienne, datant tout au moins de l'époque védique. Moyen très efficace de contacter Dieu, dieux et devas. L'âtre se construit selon les instructions des écritures saintes. La cérémonie du feu se nomme aussi yajna, ou encore havan
Homme : Jnânin ; Purusha ; Kichuba.
Homme vertueux : Saj-jana.

Hr

Hrî : modestie.

 

I


Ig

Iccha-shakti : La puissance du désir. L'une des trois principales shakti ou énergies dont Siva se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes, les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l'action, et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le dharma sivaïte.
Ignorance
: Avidyâ ; Ajnâna.

In

Inde : Jambolan ; arbre du sud dont le nom servait généralement à dénommer le continent ; Bharat, nom officiel depuis 1947.
Indra:
Dans les Vedas, le dieu de la pluie et du tonnère, parfois le roi et chef guerrier des devas.
Intouchable
: Paria; voir Harijan.

Il

Ile : Dvîpa.
Illusion
: Maya.

Im

Images : voir Pratika.
Immobile : voir Akshara.
Immuable : voir Kshara.
Impulsions : voir Vâsanâ.
Impureté : Mala.
Impureté rituelle : Ashaucha.

In

Incarnation : voir Purnâvatara.
Incroyants : Pâkhandas.
Individu : voir Ashramas ; Nâdi ; Svadharma.
Indra : monture : Airavata, éléphant blanc à quatre défenses, le premier-né des éléphants.
Initiation : voir Dikshâ.
Instructions : données à un initié, Upadesha.
Intouchables : Harijan ; voir Paria.

Is

Ishtâdevatâ : ou Ishta devata ; la divinité que chacun se choisit ; Divinité d'élection ; Divinité protectrice personnelle.
Ishvara : Seigneur, Dieu ; voir Trimûti.
Isa : Sanskrit: Seigneur, Maître de tout, Supérieur, Tout-puissant, Commandant, Roi. Isa et sa variante, Isana, sont des noms très anciens de Dieu Siva qui se trouvent dans la Rig-Veda. L'un de cinq noms de Siva qui sont surtout considérés comme vénérables dans les mantras védiques.

Iv

Ivresse mystique : Sûra.

 

J

Ja

Jagad-Guru : le Roi du Monde.
Jagannath : Seigneur de l'univers, forme de Krishna vénérée à Puri, Orisa.
Jajmân : propriétaire foncier (paysan) recevant des services du Kâmîn (artisan)
Jajmâni : rétribution entre castes, entre le Jajmân et le Kâmîn
Jambolan : arbre du sud de l'Inde, "ses prunes à l'aspect de grosses olives fournissent sous le pressoir un breuvage considéré comme le nextar de l'immortalité, l'amrita (G. Deleury) ; nom que donnaient les indiens au continent.
Jânakî
: ou Jânkî, nom de Sita, épouse de Rama.
Jânkî : voir Jânakî.
Janma : vies successives.
Japa : prière qui est plutôt de la nature d'une invocation ; récitation unique ou selon un chiffre déterminé (répétition 108 fois à l'aide du chapelet de 108 grains du Mantra de Shiva) d'un Mantra.
Jatâ : chignon feutré des ascètes shivaïtes.
Jatâ-mukuta : diadème formé de mèches de cheveux tressés (sur les statues de Shiva particulièrement).
Jati : littéralement naissance ; communauté ; espèce ; groupement naturel, ethnique ou professionnel. Demander à quelqu'un quelle est sa Jati revient à lui demander à quelle communauté il appartient par la naissance. Par la suite Jati prend le sens de tribu et de caste (communauté intégrée dans un système social et économique hiérarchisé ; voir caste.
Jâtismana : hommes doués de la capacité de se souvenir de leurs vies antérieures.

Je

Jeu : Lîlâ.

Ji

Jîva : être humain individuel ; vivant ; éternel ; Sanskrit: âme individuelle, ou être vivant, ou incarné. L'âme s'identifiant à ses enveloppes extérieures: les corps physique, pranique, astral et mental. .
Jîvan mukta : ou Jîvanmukta ; corps physique humain visible conservé dans l'état de "libéré" ; Sanskrit: jiva (âme incarnée)+ mukta (âme délivrée). L'âme qui s'est libérée de la roue des renaissances (samsara) tandis qu'elle est encore incarnée. Elle a réalisé le Soi Dieu, et a fini de résoudre tout karma qui aurait pu entraîner une nouvelle naissance.

Jn

Jnâna : Connaissance ; dans de nombreuses littératures sur l'hindouisme, jnana désigne une "connaissance théorique de la Réalité".
Jnâna-mârga : voies de la Connaissance.
Jnânapâda : voir Agama.
Jnâna-Yoga : voir Yoga.
Jnânin : homme ; sage ; Celui qui possède jnana, la sagesse. Souvent, jnani se définit comme celui qui n'a qu'une connaissance théorique de l'ultime Réalité.

Jo

Joie : Bhoga.

Jy

Jyotisha : "astronomie".

 

K


Ka

Kailâsha : mont où réside Shiva.
Kalâ : fragmentaire ; voir Avatâr .
Kâlakûta : poison.
Kalasa : Un pot à eau autour de l'embouchure duquel on dispose cinq feuilles de manguier, et sur lesquelles on pose ensuite une noix de coco écalée. Essentiel à certains rites hindous.
Kali : le quatrième âge du monde ; voir écritures sacrées.
Kali Yuga : quatrième âge du monde.
Kalpa : durée d'une vie du monde entre une création et une dissolution qui équivaut à un jour de Brahmâ soit environ 4 millars et trois cent vingt millions d'années solaires. Chaque Kalpa se termine par la destruction totale de l'univers et est suivi d'une nuit de Brahmâ d'une durée équivalente. Pendant cette période de latence, Vishnu repose sur le serpent Ananta (Sans Fin) en attendant qu'au matin de Brahmâ naisse à nouveau de son nombril en même temps qu'un nouveau Kalpa et un nouveau cosmos.
Kamâ : Dieu de l'amour ; recherche de la perfection dans le domaine sensoriel ; Sanskrit: amour, plaisir des sens. L'un des quatre objectifs légitimes de la vie, les quatre étant: 1) artha, richesse, 2)dharma, vertu, 3)kama, amour, et 4) moksha, réalisation. Avec majuscule, désigne le nom du dieu de l'amour et du désir ; voir buts.
Kamadahan : Nom alternatif pour la fête hindoue de Holi. Kamadahan désigne le jour ou Dieu Siva, selon la mythologie, brûla Kama, le dieu de l'amour et du désir.
Kâmîn : artisan qui rend des services et qui reçoit une rétribution en nature ou en argent du Jajmân
Kânaphata : yogins de tradition antique ; voir Siddha.
Kanchuka : les 5 "cuirasses" de la théologie shivaïte.
Karma : "acte", le Vedânta envisage trois sortes de Karma : Sanchita, celui qui accumule; c'est notre corps présent qui vient à maturité et provoque notre destinée actuelle. ; Prârabdha, celui qui est en cours et qui ne donnera ses fruits que dans des existences ultérieures ; Âgâmin, celui qui doit venir, il se forme actuellement , fruit de nos actes actuels il est la source de nos destinées futures et s'ajoute au second Karma.
Kamandalu : Petit pot où le sannyasi porte son eau, donc symbole du sannyasi, et de la vie du renoncement
Karmadevas : Dieux ayant un Karma, ce qui implique probablement qu'ils sont "nés" au cours d'une existence de l'univers et disparaîtront au cours de cette même existence.
Karma-Mârga : voies de l'acte.
Karma-Yoga : voir Yoga.
Karttik, Kartika, Karttikeya : Dieu de la guerre, fils de Shiva et de Parvati, également connu sous le nom de Shanka ; sa monture est la paon ; l'un des deux noms (ou formes) de Muruga les plus connus en Inde du Nord, l'autre étant Skanda. Karttikeya est le dieu de la guerre, et général des armées célestes. Il possède six visages, et tient la lance. La mythologie raconte qu'il est né de l'énergie créatrice de Siva lancée dans le feu et récupérée par Ganga (ou lac Saravana) et nourrie par les six vierges nommées les krittika, soit: les Pléiades. On pense aussi que son nom pourrait provenir du mois de kartikaï (en tamoul) ou krittika (en sanskrit) ; voir Saravana.
Kârttika-pûrnimâ : voir Fêtes annuelles.
Kavi : Vêtements orange que porte le sannyasi. Au propre, kavi désigne la couleur rougeâtre de la terre de l'Inde, et par extension est devenu le nom du vêtement du sadhu qui, à force de s'asseoir pour méditer, prenait inévitablement cette couleur.

Ke

Kedârnâth : un des noms de Shiva.
Keshin : voir ascète.

Kh

Khanda : section territoriale religieuse ; il y a trois Khanda à Bénarès.

Ki

Kichuba : homme.
Kîtan : chants.
Konraï : arbre oriental, cassia fistula, au grappes de fleurs jaunes qui sont symboles de la grâce ruisselante de Siva.

Kr

Kripâ : grâce divine.
Krishna : s'appelle aussi Akrûra ; voir Jagannath.
Krishna-Jânmâshtami : voir Fêtes annuelles.
Kriya : Sanskrit: action. La pratique des dévotions, faites à la fois extérieurement, par les rites, ou intérieurement, par l'adoration sincère. Outre les rites et les dévotions, kriya comprend aussi le chant dévotionnel et l'étude des saintes écritures. Grâce à kriya, on arrive à connaître et comprendre Dieu et les dieux de plus en plus intimement. Deuxième des quatre chemins successifs (marga) du développement spirituel -chariya, kriya, yoga et jnana.
Kriya-shakti : Sanskrit: la puissance du désir. L'une des trois principales shakti ou énergies dont Siva se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes, les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l'action, et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le dharma sivaïte.
Kriyâpâda : voir Agama.

Ks

Kshara : "le mobile, le muable, la Nature…, le devenir varié de l'âme…, le multiplicité de l'Être divin… "; par opposition à Akshara , (définition de Shri Aurobindo).
Kshira samudra : Océan de lait primordial

Ku

Kudumi : mèche longue de cheveux que tout brahmane porte sur le sommet de la tête.
Kulâmrita : Déesse qui préside la liqueur alcoolique dans le rite Maïthuna ; Kundalinî, Kulakundalinî : Déesse Kula ; voir Shâkta.
Kullîhoma : purification du feu du foyer par le rite Hirîskshana.
Kundalini : Sanskrit: puissance serpentine. Energie cosmique et primordiale qui, chez chaque individu, dort tout d'abord enroulée à la base de la colonne vertébrale. Puis, à un moment donné de l'évolution, et grâce à la pratique du yoga, elle s'éveille, remonte le nadi sushumna, et stimule chacun des chakras, l'un après l'autre, jusqu'à ce qu'enfin elle arrive au sahasrara, au sommet du crâne, où elle provoque l'ultime illumination.
Kumbha : vase.
Kunda : fosse rituelle creusée dans le sol pour l'adoration du feu (Agnipûjâ).
Kûrma : la Tortue second Avatar de Vishnu.
Kuthuvillaku : Lampe en métal et sur pied, qu'on allume chez soi ou au temple, et surtout au moment des dévotions. Souvent on la laisse brûler jour et nuit pour préserver l'ambiance pure et et sereine du lieu.

L


La

Lakshmi : épouse de Vishnu, Déesse de la Fortune et de la Beauté ; encadrée de deux éléphants, elle est appelée Gajalakshmi ; autre nom de Sakti, Mère universelle en forme de déesse des richesses, ou encore: Dieu Siva en forme féminine. Lakshmi se représente souvent assise sur une fleur de lotus. On lui offre traditionellement des prières pour atteindre la tranquillité, la prosperité matérielle, l'art et la beauté en toutes ses manifestations. .
Lalitâ : un des noms de la Déesse, Shakti de Shiva, la Charmante, la Gracieuse.
Lampe : Dîpa.

Le

Lettre : voir Mâtrika ; Varna.

Li

Libation au soleil : Ârghya.
Libération : Moksa ; Mukti.
Lien : Pâsha.
Lieu : voir Naka.
Lieu de pèlerinage : Tîrtha ; Pîtha.
Lieu sacré : Tirtha ; voir Tirtha.
Lîla : jeu au sens d'activité , (l'homme ne perçoit que le Lîla de la Shakti, de l'énergie divine dans les multiples transformations du cosmos ; pièce de théâtre.
Linga Sharira : nouveau corps subtil que revêt peu à peu le défunt après sa mort ; entité immortelle qui s'incarne de corps en corps et dans lequel s'accumulent les souvenirs et les Vâsanâ des diverses existences.
Lingam : l'Inde depuis les origines pré-aryennes vénère le symbole de l'Energie divine créatrice sous la forme du lingam se dressant sur le yoni ; elle s'oppose en cela à la culture judéo-chrétienne pour laquelle l'énergie créatrice (humaine) est impure, et entraîne le péché de la chair, le péché originel qui nécessité un rachat. Le lingam est une fixation (support) du sacré, un lieu entre le visible et l'invisible dont le prêtre (souvent possédé par le sacré, c'est à dire habité par le divin) manifeste aux hommes le Sacré et la Puissance divine "descendue" dans la forme matérielle adorée. Le lingam n'est pas l'objet du culte mais le véhicule de celui-ci. Il est certain qu'un hindouiste ne voit pas dans le lingam un sexe érigé pas plus qu'un chrétien ne voyait dans une hostie, corps du Christ, un morceau de pain sans levain. Ce parallèle permet sans doute de mieux comprendre cette autre approche du divin. Il existe une différence essentielle cependant : le chrétien voyait réellement le corps du Christ, alors que l'hindouiste sait parfaitement que le lingam est une représentation du divin au travers de Shiva et que cette représentation est une pierre dans laquelle Shiva va "descendre" (il faudrait oser dire s'incarner) grâce au rite que le prêtre va réaliser. Dans notre langage on peut dire que le symbole (objet) devient sujet (Shiva) par la réalisation des rites (pûjâ) exercés par le prêtre mais qu'à aucun moment le fidèle ne séparera le symbole et le sujet qui, en fait, ne font qu'un grâce aux rites. C'est naturellement là que notre "rationalité" achoppe et que nous avons besoin de construire des usines à gaz pour justifier la perfection de notre pensée. Le lingam est un fût de pierre qui repose sur le Pithâ, -socle octogonal qui symbolise le yoni qui est la Shakti de Shiva (l'énergie créatrice du Dieu)- ; le Pithâ représente le Lotus à huit pétales sur lesquels reposent les huit Mères, c'est à dire les huit Energies de Shiva auxquelles le fidèle rend hommage. Ces Mères (elles sont servies chacune par huit Yogini, 8x8 donne les 64 ghât de Bénareè) ont pour noms : la "Très-Belle", la "Très-Bonne", la "Hurleuse", la "Noire", la "Qui-n'a-pas-de-membres", la "Qui-accroît-la-force", la "Qui-réduit-la-force", la "Qui-dompte-tous-les-êtres" ; voir Pûjâris
Lingam visible: Rudra Bhâgâ.
Lion : voir Vâhana ; Dourgâ.
Liqueur alcoolique : Madya ; voir Shâkta.
Lit : Charpay.

Lo

Loi d'action : Svadharma
Loka : Sanskrit: monde, division de l'univers. Région, ou plan de l'existence, où habitent des âmes. "Lieu" vibrant à un certain niveau d'intensité spirituelle où vivent des êtres, dieux, devas, ou hommes. Dans les écritures saintes hindoues, on distingue trois lokas principales (Bhuloka, Devaloka, et Sivaloka) et quatorze lokas secondaires.
Loka-pitâmaha : ancêtre du monde.
Lumière : voir Dîpa.

Lu

Lune : Chandra ; Soma.
Lune : ou croissant de lune ; Chandra


.
M

Ma

Ma : Terme affectif et respectueux qui sert à désigner ou appeler une femme hindoue.
Madapa
: pièce située devant la chambre sacrée, Gargha Griha, et où se tiennent les fidèles
Madhyameshvar : temple le plus important de Bénarès ; voir Panchkroshi.
Madya : vin ou une liqueur alcoolique pour les Vîra ; eau de la noix de coco pour les Divya ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Maga : peuple pré védique dit par Aristote peuple des Mages.
Mahabharata : « Grande Inde », poème épique de 10 000 vers qui relate le conflit pour le pouvoir entre les cousins Pandava et les Kaurava. Grâce à l’intelligence de Krishna, les Pandava qui sont cinq frères finissent par tuer les Kaurava au nombre de cent.
Mahâ Shivarâtri
: voir Fêtes annuelles.
Mahâbhûtas : plans, au sens de niveaux.
Mahadeva : Sanskrit: grand deva, ou: grand être lumineux. L'un des noms de Siva. Sert également à désigner l'un ou l'autre des dieux, dont il existe des multitudes, Ganesha, Muruga, etc.
Mahisha : un des Asura, titan en forme de buffle, dévastateur des trois mondes, vaincu par Dourgâ pourvue de 18 bras, évocateurs de la force cosmique primordiale avec ses multiples manifestations différenciées.
Mahapralaya : Sanskrit: grande dissolution. Dissolution universelle périodique où les trois mondes se fondent totalement en Dieu (Siva), ainsi que le temps et l'espace. A ce moment-là, toutes les âmes, leur évolution étant achevée, perdent leur individualité et se réunissent aussi à lui. Après mahapralaya, Siva demeure seul en ses trois perfections, jusqu'à ce qu'il remette en marche une nouvelle création.
Maha-samadhi : Sanskrit: grand samadhi, ou grande intériorisation. Désigne le moment où une âme illuminée quitte le corps physique, transition qui dégage généralement une puissante shakti, dont bénéficient les dévots présents.
Maha-Sivaratri : Sanskrit: grande nuit de Siva. La plus précieuse de fêtes sivaïtes, où l'on adore et loue le Seigneur Siva. Se célèbre le jour et la nuit de la nouvelle lune de février/mars. voir: fêtes
Maha-vakiam : Sanskrit: grande phrase, ou formule. Phrase, formule ou aphorisme tiré de quelque personne sainte ou sainte écriture, qui résume un enseignement hindou. Les mahavakias les mieux connus sont ces quatre des Upanishads : prajnanam Brahma (Conscience pure est Brahman) de l'Aïtreya-Upanishad, aham Brahmasmi (Je suis Brahman) de la Brihad-aranyaka-Upanishad, Tat tvam asi (Tu est Cela) de la Chandogya-Upanishad, et Ayam Atma Brahma (l'âme est Brahman) de la Mandukiya-Upanishad. Les quatre mahavakias en tamoul de Siva Yogaswami sont: thanaï ari (connais-toi), sarvam Sivamayam (tout est Siva), ellam Sivan seyal (c'est Siva qui fait tout), et summa iru (reste tranquille).
Mahesvara : Sanskrit: grande divinité. L'une des épithètes appliquées à Siva en tant qu'Ame primordiale et Seigneur personnel.
Maïthuna : l'acte sexuel rituélique pour les Vîra ; offrande de fleurs pour les Divya ; voir Shâkta ; Sâdhak .
Maître : instructeur spirituel, Achârya ; Swami.
Maître du Cercle : Chakreshvara : rite Maïthuna ; voir Shâkta.
Maître en yoga : voir Hanumân
Mâla : chapelet de 108 grains ; Sanskrit: guirlande, rosaire. "Chapelet" dont on se sert pour pratiquer le japa, ou récitation des noms des dieux. En tamoul, mala comporte un tout autre sens, désignant les impuretés, ou liens qui limitent l'âme: anava, karma, et maya. Seul, le terme "mala" peut désigner ces trois en général, ou bien il peut se souder à l'un ou l'autre. Par exemple, en parlant d'"anava", on peut dire: "anava-mala". .
Mala : impureté.
Mâmsa : viande pour les Vîra ; sel, haricots, céréales pour les Divya ; voir Shâkta ; Sâdhak .
Manas : Mental.
Mandir : bâtiment, désigne en général un temple ; autel.
Mangkolam : Motif visuel aux nombreuses variantes dont la forme s'inspire de la mangue. Symbole qui s'associe au Seigneur Ganesha.
Manifestation divine : Vibhâva ; voir Avatâr.
Manipura-chakra : Le chakra, ou centre nerveux psychique qui se situe près du nombril et gouverne la volonté.
Manomaya kosha : voir Sharîras.
Manou : l'ancêtre de l'humanité.
Mantra : vient de "man", penser avec le suffixe "tra" qui indique l'instrument, "un instrument de la pensée" ; autre nom Dhâranî ; voir Astra.
Manvantara : une des quatorze "périodes de Manou" qui composent une kalpa.
Marga : chemin, voie spirituelle.
Marout : ni Dieux ni Esprits ; font partie de la suite de Indra.
Marque sur le front : voir Tilak.
Mâtara : les Mères, hypostases de la Grande Déesse ; elles sont décrites dans les textes comme l'Agni Purâna ou la Mayadîpikâ, comme ayant des faces humaines ou animales et chevauchant des formes de toutes sortes : oiseaux, reptiles, poissons, mammifères. Elles sont regroupées par huit autour es huit Grandes Mères, elles sont associées à Shiva sous la forme de Bhaïrava, soit sous la forme d'un cercle, le cercle des " mères" que l'on rencontre dans certains sanctuaires circulaires anciens ; ce sont des forces ambiguës, fées-sorcières jouissant d'un pouvoir surhumain ayant pris un aspect tantrique par la suite.
Math : "monastère" où vivent les ascètes shivaïtes et dont ils sortent qu'en certaines occasions.
Matrice : Garbhagriha, la chambre du Lingam dans un temple.
Mâtrika : lettres de l'alphabet sanskrit qui ont une valeur sacrée.
Matsya : le Poisson originel ; poisson pour les Vîra ; radis rouge pour les Divya ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Maya : Illusion, l'apparence illusoire du monde.

Me

Medha : sacrifice.
Même : Atman.
Mental : Manas.
Mères : voir Mâtara ; voir Yogini.
Mères du monde : voir Saptamatrika

Mi

Mitâhâra : sobrièté.
Mithuna : femme, couple amoureux.

Mo

Mobile : voir Kshara.
Modaka : Boulette de noix de coco rapée, riz, et sucre. La sucrerie préférée de Ganesha qui se distribue comme prashadam après les cérémonies faites en son nom, et surtout au moment de ses fêtes. Du point de vue ésotérique, modaka représente le siddhi, l'accomplissement ou aboutissement spirituel, qui est le plus agréable des choses agréables.
Modestie : Hrî.
Moksa : Libération.
Monades : Tanmâtras.
Monastère : Akhâdâ.
Monde des morts : Preta loka.
Monisme : Système de philosophie selon lequel il n'y a qu'une sorte de réalité. Doctrine d'unité, c'est-à-dire, qui maintient que la réalité ne se compose ultimement que d'une seule essence ou substance, au contraire du dualisme, qui maintient qu'il y en aurait deux, et du pluralisme, qui maintient qu'il y en aurait plusieurs. Le monisme enseigne que le matériel et le spirituel, le physique et le mental ne sont qu'aspects d'une même substance ou être unique.
Mont : montagne ; voir Kailâsha.
monture : voir Airavata.
Montures : des Dieux : Vâhanas.
Mort : Preta.

Mu

Muable : voir Kshara.
Mûdra : gestes qui accompagnent la récitation des Mantra.
Mudrâ : graines de céréales grillées pour les Vîra ; riz pour les Divya ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Mukhya : prééminent ; voir Avatâr.
Mukti : libération.
Muladhara-chakra : Chakra situe à la base de la colonne vertébrale et qui gouverne la mémoire, le temps et l'espace. Le premier des sept centres nerveux subtils de l'homme, ou centres de puissance et de conscience, qui se situent le long de la colonne vertébrale, de la base jusqu'au sommet de la tête.
Mûlamantra : évocation à Shiva.
Mûla-mantra : mantra spécial prononcé pour sa divinité personnelle.
Muni : ascète, sage ou sadhu qui se voue au silence total ou qui ne parle que rarement et recherche la tranquillité de l'esprit ;le muni vit souvent en reclus.
Mûrti : visage ; voir Trimûti.
Muruga : Tamoul: le beau. Un dieu, frère cadet de Ganesha. Dieu Siva créa ce dieu pour assister les âmes dans leur évolution, et surtout dans la pratique du yoga ; voir Sanat-Kumar ; Saravana ; Seval ; Shanmukha , Subramanya ; Surapadman.
Mushika : La monture du Seigneur Ganesha, la souris. Celle-ci est le symbole traditionnel de l'abondance. Et c'est Mushika qui porte la grâce de Ganesha dans tous les coins et recoins de l'esprit.
Musiciens du ciel : voir Ganghara.

 

N

Na

Nada : Sanskrit : son, vibration. Le son mystique de l'éternel. Son primordial, ou vibration première, qui est la source de toute la création. Désigne également les sons mystiques qu'on entend dans la méditation profonde.
Nâda Brahman
: le Son primordial.
Nâdashakti : dynamisme du Son primordial.
Nâdîs : canaux invisibles dans lesquels circulent les Prâna ; il y a trois Nâdi subtils dans le corps d'un individu ; canaux qui parcours le corps psychique comme les vaisseaux parcourent le corps physique ; "Canal" ou nerf psychique. On dit qu'il existe un réseau de 72 000 nadis. Les nadis sont des fibres qui forment le système nerveux des corps subtils de l'homme, et qui relient les chakras les uns aux autres. Les trois nadis principaux sont l'ida, le pingala, et le sushumna.
Naga : Sanskrit: serpent. Désigne souvent le cobra, symbole de la kundalini qui repose enroulée sur les pétales du chakra muladhara.
Nâgâ sannyâsin : ascète shivaïste dont l'origine remonterait à 904, leur divinité tutélaire est Skanda.
Nagar : ville.
Naishtihka brachmacharya : voir Ashramas.
Naka : lieu où il n'y a pas de malheur (sorte de paradis des Dieux)
Nakshatra : constellations ; l'une des vingt sept maisons lunaires du système astrologique hindou. Désigne généralement l'étoile de la naissance. Au moment de la naissance, une ligne droite qu'on imaginerait allant de la Terre et traversant la Lune aboutirait à une certaine formation stellaire, ou maison lunaire, ou nakshatra, ou encore "étoile de la naissance". Il est important de déterminer la nakshatra pour constater astrologiquement la nature de l'individu.
Nama-diksha : Sanskrit: initiation du nom. Se nomme aussi namakarana-samskara. Cérémonie qui se fait chez soi ou au temple par laquelle on donne un nom au nouveau-né, ce qui assure la connexion avec ses devas gardiens. Ce sacrement se donne aussi à n'importe quel âge, et à toute personne qui adopte l'hindouisme n'ayant pas eu de religion auparavant, ou qui, partant d'une autre religion, s'y convertit.
Nâma-shakti : Nom de Dieu.
Namasivaya : Sanskrit: Adorations à Siva. Mantram suprême du sivaïsme qui se nomme aussi le Panchakshara, ou cinq syllabes. On trouve Namasivaya exactement au centre du Yajur-Veda, qui est le veda central des trois vedas originels, le Rig, le Yajur, et le Sama. Chacune des cinq syllabes comporte sa signification propre. Ainsi, na représente la grâce obscuratrice de Siva, ma est le monde, si est Siva, va est sa grâce révélatrice, et ya est l'âme individuelle. C'est donc toute la pensée et le tout le mysticisme saïva-siddhantins que résument les cinq syllabes. Namasivaya est une force mystique, et seul l'initié devrait s'en servir.
Namaskar : se prosterner ; salutations respectueuses.
Nandi : Sanskrit: le joyeux. Vahana, ou monture, de Dieu Siva. Taureau blanc à la queue noire. Symbole du dévot idéal, qui est en communion constante avec Siva (Nandi, dans le temple, a l'oeil éternellement fixé sur l'image de son Maître).
Nandinatha : Sanskrit: seigneur de Nandi. L'un des noms de Siva. Désigne également un siddhar (env. IIe a.n.è.), le Satguru de Sundaranatha (ou Tirumular, le célèbre Siva-jnani qui écrivit le Tirumantiram). On ne sait rien de Nandinatha autre que ce qu'en dit Tirumular : qu'il était un maître ayant atteint à l'ultime réalisation spirituelle. Il forma ses huit disciples principaux (Tirumular, Patanjali, Vyagrapadar, Sanat Kumar, Sivayogamuni, Sanakar, Sanadanar et Sananthanar) et leur transmit une richesse d'enseignements sivaïtes-agamiques. Cette lignée spirituelle se nomme Nandinatha et elle est la plus ancienne qu'on connaisse parmi les lignées nathas, ou Natha-sampradaya.
Narakaloka : Sanskrit: lieu des démons. Conception hindoue de l'enfer. Il ne s'agit pas d'un lieu de punition ou de damnation éternelle, mais plutôt des régions inférieures du Deuxième Monde où certaines âmes font un séjour temporaire pour éprouver tous les états d'esprit infernaux qu'elles ont elles-mêmes créés.
Narasimha : homme-lion, 4° avatar de Vishnu.
Nârâyana : autre nom de Vishnu ; face cachée de l'Adorable ; voir Vaishanava ; Adorable.
Natarâja : Sanskrit : le Roi de la Danse Cosmique ; Dieu Siva en tant que Danseur cosmique. Sa danse de tandava représente ses cinq puissances en action: création, préservation, dissolution, grâce obscuratrice, grâce révélatrice. L'un de ses pieds, qui représente la grâce obscuratrice, est posé sur le démon Muyalaka qu'il maîtrise, celui-ci étant le symbole de l'ignorance et la bassesse. L'autre pied, qui est levé, représente sa grâce révélatrice. L'une de ses mains se lève en geste de bénédiction--elle représente la préservation, une autre montre le pied de la grâce, la troisième bat le tambour de la création, et la quatrième tient le feu de la dissolution; voir Shiva.
Nâtha : voir Siddha.
Nature : Prakriti
Navaratri : Sanskrit: neuf nuits. Fête sivaïte importante qui se célèbre pendant le mois de puttathi, septembre-octobre. En ce jour, on adore Dieu Siva en forme de Parashakti, Mère universelle, par la prière, le rite, et les chants. Shakti est l'énergie manifeste de Dieu Siva, unie inséparablement à lui ; Vijaya- Dasimi ; Vihayaga ; Vihayaga-Viritam.

Ne

Nectar : Amrita.
Neti... neti... : Sanskrit: pas ceci... pas cela... Formule des Upanishads qui tâche de décrire la nature ineffable de l'Absolu en utilisant la formule qui sert à le rechercher. Le yogi, dans sa contemplation, se dit "neti... " à chaque fois que se soulève, ou qu'il rencontre, une forme dans son esprit, "neti... neti...", "non, ce n'est pas cela non plus..." Ainsi il perce en profondeur à travers les divers niveaux de l'esprit, même Satchidananda, ou Forme pure. Ultimement, il quitte le dernier des "cela" et réalise l'Absolu.
Nettoyage interne : Dhauti ; voir Yoga.

Ni

Nayikas : belles jeunes femmes.
Nirguna
: sans attributs d'un Dieu ; tel est le gourou qui est Dieu aussi et en fin de compte le Soi.
Nirguna-Brahman : Sanskrit: Brahman sans qualités. Dieu en tant que Réalité absolue, Parasivam ou Parabrahman. Dans cet aspect ou perfection de lui-même, il transcende tout à fait les trois gunas (qualités), l'existence manifeste, et même Satchidananda qui possèdent tous des qualités percevables.
Nirvikalpa-samadhi :
Sanskrit: samadhi (contemplation) sans graine. La réalisation du Soi. L'aboutissement ultime. L'expérience, ou plus correctement: la non-expérience, de Parasivam. Cela qui existe au-delà du temps, de l'espace, et de toute forme.
Nivritti
: absence d'attachement aux objets.
Niyama : vertus "religieuses" : Dâna, charité ; Hrî, modestie ; Shaucha, pureté intérieure et extérieure ; Santosha, contentement ; Sanskrit : pratique, ce qu'on fait. Au pluriel: les pratiques religieuses. Les huit niyamas, ensemble avec les huit yamas (restrictions) établissent, en très peu de mots faciles à apprendre par c¦ur, les principes de moralité positifs ( c'est-à-dire: qu'il faut faire, par opposition aux yamas qui sont les principes "négatifs", ce qu'il ne faut pas faire). Ils sont: 1. Cultive la pureté par la pensée, la parole, et l'action. 2. Aime ton prochain. 3. Recherche la tranquillité et la satisfaction. 4. Cultive la piété par la dévotion et la méditation quotidiennes. 5. Sois indulgent et constant dans l'adversité. 6. Donne la dîme, sois généreux et désintéressé. 7. Lis et relis les saintes écritures. 8. Adonne-toi de temps à autre à la pénitence, à l'austérité, et au sacrifice. Voir: yama. non évoluant: Qui ne participe pas à l'évolution, parfait, complété, immuable. Qui ne change pas de forme pendant aucun des cycles de l'évolution. Qualificatif qui s'applique à Dieu Siva, ou à "perfection" de Dieu Siva. On peut appuyer sur le même concept en utilisant les deux mots ensemble: perfections non évoluantes de Dieu Siva. .

No

Nom de Dieu : Nâma-shakti.
Non acception de cadeaux : Aparigraha.
Non violence : Ahimsâ; consiste à ne causer aucun préjudice à qui que ce soit ni par l'action, ni par la parole, ni par la pensée.
Non-dualisme : Advaïta.
Note : voir Varna
Nourriture
: voir Prasâd.

Ny

nymphes : voir Aspara

 

O


Oc

Océan de lait primordial : Kshira samudra.
Ordre : un des symboles des 4 âges du monde.
Ordre moral : Rita.

 

P

Pa

Pâda : section de texte ; voir Agama.
Pada-puja : Sanskrit: puja fait aux pieds. Rite qui fait au saints pieds du guru ou précepteur spirituel, qui cherche ésotériquement à contacter le Soi divin qui se manifeste amplement chez le guru, fait que les disciples dévoués arrivent à éprouver de plus en plus intimement. Cette cérémonie consiste à laver les pieds du maître, ou ses sandales (tiruvadi) s'il n'est pas présent, et les décorer de fleurs et substances précieuses. L'eau du puja, les fruits, et autres substances offertes sont ensuite acceptées en tant que prasadam par les dévots. On dit aussi guru-puja.
Paix intérieure : Shânti.
Pâkhandas : incroyants.
Panchâgni-tapas : discipline des cinq feux, épreuve qui consiste à méditer sous le soleil brûlant entouré de quatre "autres" feux.
Panchakshara-mantra : Sanskrit: invocation à cinq syllabes. Le plus puissant mantra du sivaïsme.
Panchakoshi : route circulaire d'un rayon de 32 kilomètres (environ 60 km au total) dont le centre est le temple Madhyameshvar, que suit le pèlerin pendant cinq jours autour de Bénarès et qui délimite un immense mandala..
Pâncharâtra : texte sacré ; Bhaktamâlâ ; voir Avatâr.
Panchatattva : les cinq éléments qui composent le rituel secret, Rahasya pûjâ ; voir Shâkta.
Pânda : guide d'un temple, prêtre brahmane de bas lignage qui exécute des cérémonies rituelles pour le compte des dévots et qui guide les pèlerins dans le temple.
Pandaram : Sanskrit: gardien, concierge. Personne qui s'est chargée des dévoirs de prêtre sans nécessairement avoir reçu la formation ou l'initiation.
Pandit : prêtre ; titre honorifique attribué aux Brahmanes ayant une connaissance approfondie des textes sanskrits ; voir Pûjârî.
Para : Préfix sanskrit qui signifie suprême ou au-delà, et la plus haute ou ultime dimension de la chose à laquelle il s'affixe. Ainsi Parasivam est Siva le Transcendant, l'Absolu. Peut aussi apparaître comme param ou parama, Paramatma, par exemple.
Parabrahman : Sanskrit: Brahman suprême. Réalité absolue, le Cela qui est au-delà même de l'Etre manifeste de Brahman, Cela qu'on ne peut décrire car il ne contient ni temps, espace, forme, causalité, ni même esprit ou conscience. Equivaut Parasivam. Dans les Vedas, ce terme sert souvent et simplement à exalter Dieu ou Brahman, qu'il s'agisse ou non de son aspect absolu.
Paradis : Svarga.
Parakîyâ : union avec la femme d'un autre homme ; voir Shâkta, le culte Vâmachâra.
Paramaguru : Le guru du guru.
Paramahamsa : gourous.
Paramatma : Sanskrit: âme ou Soi suprême. Le Soi universel des Upanishads, ou Réalité suprême, Parabrahman ou Parasivam. Voir: âme, atma, Parabrahman, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.
Parèdre : Shakti
Parents lointains : Samânodaka.
Paria : intouchable.
Partage : voir Bhakti.
Partageux : voir Bhakti.
Partiel
: Amsha ; voir Avatâr.
Parties du rituel : Upachâra.
Parasakti : Sanskrit: Sakti suprême. Dieu Siva en forme de Mère universelle. Equivaut "Sakti". Et parfois indique l'aspect ultime de Sakti, soit: Parasivam.
Parasivam : Tamoul: Siva transcendant. Dieu Siva en tant que Réalité absolue. "Cela" qui transcende le temps, l'espace, même la forme, et qui échappe à toute tentative de description. Le Soi-Dieu.
Parjanya : Sanskrit: dieu des nuages. Etre céleste qui incorpore ou surveille toute l'activité des devas des nuages et la manifestation dans le monde physique de ceux-ci.
Parvati : L'un des noms de Sakti, Mère universelle. Dieu Siva en forme féminine. En mythologie, Parvati est l'épouse de Siva. Mais en réalité, Sakti est la puissance créatrice, la puissance à manifester, de Dieu Siva, et elle est inséparable de lui.
Pasa : Sanskrit: corde. Identique à pasam.
Pasam : Sanskrit: corde, attache. En Saïva-siddhanta, pasam désigne les attaches, ou liens qu'éprouve l'âme: anava, karma, maya. Pasam est cependant utile à l'âme, l'aidant à faire son chemin spirituel vers la réalisation de Dieu. Voir: anava, karma, maya, âme, triple liens. pasu: Sanskrit: vache. En Saïva-siddhanta, pasu est l'âme, la "vache" qui est attachée par la "corde" de pasam.
Pashâ : lien ; entraves qui enserrent l'homme en le situant dans le Karma, le temps, la causalité.
Pashu : être humain.
Pasupati : Sanskrit: Seigneur des animaux. Nom très ancien de Dieu Siva où il est conçu comme le berger des âmes et le protecteur de toute vie. Cette représentation de Siva est la plus ancienne que nous connaissions. Elle figure sur le célèbre sceau Pasupati de la civilisation de l'Indus. Il serait donc vieux de 3500 à 6000 ans.
Pati : Un sans second, éternel, Origine unique du monde, inconcevable ; voir Shiva.
Patience : Dhriti.
Paurusha yatna : "propre effort" pour arriver à la fin de toutes les misères (Libération) par un travail réel, présent et passé.

Pe

Pèlerinage : Yâtrâ ; voir Gangâ-pradakshina.
Père : Priti.
Peruman : "Le Grand". Nom de Dieu Siva qui implique un immense respect, et le sentiment d'être fortement impressioné par lui.

Ph

Phala : effets ou fruits d'une action (Karma).

Pi

Pidam : Thrône ou siège d'honneur. Désigne aussi une institution religieuse. Synonyme de math, ashram, adhinam.
Pièce de théâtre
: Lîlâ.
Pinda : voir Sapindî Karana.
Pingala : Nom d'un nadi où passe un courant d'énergie subtile, dont la couleur est bleue. Il est le courant montant qui aboutit au côté droit du corps (tandis que le courant descendant aboutit au côté gauche). Le courant est de nature masculine, émanant une énergie intellectuelle et mentale.
Pîtha : lieux de pèlerinage.
Pitrilokas : ancêtres.
Pitris : culte des ancêtres.

Pl

Planètes : Graha.
Plans : au sens de niveaux, Mahâbhûtas.
Plein : Âvishta ; voir Avatâr.

Po

Points cardinaux : voir Astadikpala.
Points de vue : Darshanas
Poison : Kâlakûta ; Visha.
Poisson : Matsya ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Poisson originel : Matsya.
Porteur de science : voir Vidyâdhara.
Pottu : Petit rond de poudre rouge (kumkum) qu'on se met au milieu du front, un peu plus haut que le niveau des sourcils. Symbolise l'ouverture du troisième ¦il, organe de vision de l'âme, de vision superconsciente.
Pouvoir : un des symboles des 4 âges du monde.
Pouvoirs psychiques: Siddhi.
Pouvoirs surnaturels : Siddhi ; voir Siddha.

Pr

Prabodha : voir rites tantriques.
Pradakshinâ : acte rituel de tourner autour du lingam, de faire le tour d'un lac par exemple dans le sens solaire, c'est à d ire dans le sens de l'horloge; Sanskrit: faire face par le côté droit. Faire cérémonieusement et avec dévotion le tour du temple, du sanctuaire, ou du lieu saint dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire en maintenant le temple à sa droite tout le temps du tour (d'ou provient le nom). Cette pratique aide l'esprit à se détacher de ses soucis mondains et se tourner vers le divin. ; voir rites tantriques.
Prajâpati : la force créatrice ; avec Sûrya, la force lumineuse, Yama, la force contrôlante, ils ont démêlé les convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva).
Prakriti : la Nature.
Pralaya : dissolution par opposition à Srishti.
Prâna : force ; force vitale ; forces subtiles cosmiques ; souffle vital ; Energie vitale qui emplit tout l'univers, toute l'existence..
Prânamaya kosha : voir Sharîras.
Pranava : le Son primordial, qui contient tous les sons, la syllabe AUM.
Pranava-Aum : Symbole et mantra qui désigne Dieu et le son primordial. Pranava en sanskrit signifie "merveilleux" ou "éternellement nouveau".
Pranayama : Sanskrit: restreindre la force vitale. La science de la maîtrise de la prana, force ou énergie vitale, par la discipline du souffle. Techniques où l'on maîtrise le souffle généralement en contrôlant la durée de l'inspiration, de la rétension, et de l'expiration. Pratique qui prépare l'esprit à la méditation profonde et aide au développement des capacités psychiques. Quatrième branche de l'ashtanga-yoga.
Prârabdha : (prarabdha-karma): le karma qui est en train de se manifester dans les expériences actuelles de l'individu. Les karmas forgés dans des vies antérieures qui ont créé la naissance actuelle et ses circonstances. Contraire de karmas en graine, qui sont les karmas initiés antérieurement, mais qui n'ont pas encore commencer à se manifester.
Prasadam : Nourriture et autres offrandes qu'on présente à la divinité ou personne sainte pendant un puja. Une fois le puja terminé, ces offrandes sont considerées comme bénites et distribuées aux dévots réunis. voir Karma.
Prârabdha Karma : existence antérieure.
Prârthana : voir rites tantriques.
Prasâd : nourriture donnée de sa main par le gourou à son disciple ; sacré.
Prasâda : voir rites tantriques.
Prâtahkritya : rites du réveil.
Pratikas : images figurées qui représentent les Dieux par la peinture ou la sculpture.
Pratîmâs : symboles qui représentent les Dieux dans l'esprit.
Pratiquant : Sâdhak.
Pratyahara : Sanskrit: retrait. Retrait des sens du monde extérieur ou de l'esprit extériorisé. Cinquième branche du systeme d'ashtanga-yoga. Pratique qui consiste à consciemment diriger sa conscience personnelle en la retirant des sens du corps physique, des émotions et sentiments du corps astral, et des pensées du corps mental. Ainsi défaite des sens "extérieurs", la conscience est libre de méditer, devenir consciente des régions supérieures de l'esprit, et même de s'en servir.
Pravritti : attachement aux objets.
Prééminent : Mukhya ; voir Avatâr.
Première âge du monde : Age d'or, Satya yuga.
Présence Divine interne dans l'homme : Antaryâmin ; voir Avatâr .
Présent : fait au gourou par son disciple pour être enseigné, Dakshinâ.
Preta : mort.
Preta Loka : le monde des morts.
Prétatva : "vêtement de voyage" du mort.
Prêtre : Purohita.
Prière : Japa ; prière qui est plutôt de la nature d'une invocation.
Priti : Père.
Projection : Srishti.
Propre effort : voir Paurusha yatna.
Propriétaire foncier : voir Jajmân.
Prosternation : voir Sâshtângâ
Proto-matière : Akâsha.

Pu

Puissances des ténèbres : voir Asura.
Puissances divines ordonnantes : selon la tradition Rudra-Shiva : Sûrya, la force lumineuse ; Prajâpati, la force créatrice ; Yama, la force contrôlante ; ils ont démêlé les convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva).
Pûjâ : rite d'adoration réalisé d'une à six fois par jour selon l'importance du temple ; rite agamique, public ou privé, qui se dirige vers l'image divine, et dont le but est d'invoquer la divinité, et d'établir avec lui et les mondes subtiles un lien de communication psychique. L'officiant, ou pujari, prononce des chants qui louent le dieu, l'invoquent, et le supplient d'accorder ses bénédictions, tandis qu'il présente de diverses offrandes selon la tradition: de l'eau, eau de rose, pâte de bois de santal, saintes cendres, fleurs, grains de riz, encens, diverses nourritures, et flammes à base d'huile, de beurre clarifié, ou de camphre. Au cours de cérémonies spéciales, pendant les jours saints par exemple, le puja comprendra un abishekam, ou bain rituel du dieu. Les nourritures et autres substances offertes pendant le puja sont, par ce fait, bénites et deviennent prasadam, ou "sacrement" dans le sens de substance ou aliment qui contient la présence ou vibration spirituelle de la divinité. On passe ces prasadams à tous les dévots présents immédiatement après le puja. Le puja peut se diriger également vers le guru. ; voir Archana ; Atmartha-puja.
Pûjârî : prêtre chargé de célébrer le culte (Puja) ; culte du Ligam ; est contrôlé par la caste des Nattukottai Chettiar; officiant d'un puja public ou privé, fait soit au temple ou à domicile. Prêtre du temple hindou. Profession qui se transmet le plus souvent de père en fils, notamment chez les sivachariya (prêtre sivaïte, formé en liturgie agamique) et le brahmanes smartas qui reçoivent une formation ample et fort détaillée. Peut désigner n'importe quelle personne qui fait un puja au temple ou chez lui/elle ; voir Pandit.
Purâna : une des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; correspond au troisième âge (Yuga) du monde, le Dvâpatya ; Ecritures mythologiques hindoues qui illustrent des enseignements moraux et cosmologiques et expliquent Dieu, les dieux, l'homme, et le monde.
Purnima : Sanskrit: pleine lune. Le jour de la pleine lune, souvent de bon augure pour les fêtes, dont la Guru-Purnima en juillet/août.
Purusha : Dans l'usage ordinaire, signifie personne du sexe masculin, dans la phrase purusha-dharma, par exemple. Dans son sens métaphysique, désigne l'âme, qui, elle, n'est ni masculine ni feminine.
Purusha-dharma : Le dharma de l'homme, par opposition à sthri-dharma qui est le dharma particulier de la femme. Règles de bonne conduite particulières à l'homme. Activités professionnelles et pratiques spirituelles que l'homme peut choisir et qui seront pour lui les plus avantageuses en sa vie présente. Voir: sthri-dharma.
Pusam : Huitième maison lunaire. Thaï-Pusam est une grande fête pour le Seigneur Muruga.
Pushan : Sanskrit: celui qui nourrit. Nom védique du dieu Surya, le Soleil. On l'invoque comme celui qui accorde les biens, la prosperité, qui inspire la générosité, et qui révèle les trésors cachés.
Pure Conscience : Atman.
Pureté intérieure et extérieure : Shaucha.
Pureté rituelle : Shaucha.
Purification : Shadana ; voir Kullîhoma ; Asana shodhanam ; Tattvashuddhi.
Pûrna : total ; voir Avatâr.
Purnâvatara : l'incarnation parfaite: descente de Vishnou en Krishna, huitième avatar.
Purohita : prêtre.
Purusha : l'Etre immuable et immobile ; homme.
Purushârtha : le bien suprême.
Purusha-uttama : l'Être Suprême ; dans la Bhagavad-Gîtâ, Krishna désigne par ce terme son "Je" et son "Moi".
Putra : initiation, Dikshâ, qui permet d'accomplir le rite plus celui du feu, Agnipûjâ.

 

Q

Qualification : spirituelle d'un disciple, Adikâra.
Quatre : Chatur.
Quatrième âge du monde : Kali Yuga.

 

R

Ra

Rahasya : don de la doctrine secrète dans le cadre d'une Dîhshâ.
Rahasya pûjâ : rituel secret ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Raja : voir Guna.
Râja-Yoga : voir Yoga.
Râkshasa : force hostile ; êtres exclusivement démoniaques ; ils représentent en général les aspirations très basses de l'individu. Nom d'une peuplade vaincue par les Aryens. Idem pour les Dânava, les Daitya, les Nâga et les Dasyu dont les noms sont devenus synonymes de démons et d'esprit mauvais.
Râma-navamî : voir Fêtes annuelles.
Râsa-Lîlâ : la grande danse sacrée.
Ratha : chariot ; en particulier char sur lequel la divinité visite ses fidèles.

Re

Recherche : voir buts.
Renoncement : Vairâgya.
Renouvellement : un des symboles des 4 âges du monde.
Rétribution : voir Jajmâni.

Ri

Rig-Veda : Sanskrit: savoir des chants. Recueil de 1 017 chants. Ce texte, appelé aussi Rig-Veda-Samhita constitue le premier et le plus ancien des quatre Vedas, les quatre étant: le Rig, le Sama, le Yajur et l'Atharva. Il est le monument littéraire le plus ancien de l'Inde. Ses stances sont groupées en 10 mandala (cercles) qui consistent surtout d'éloges faites aux divinités afin d'évoquer leur protection. La philosophie essentielle du Rig est moniste, le Dieu suprême y étant décrit comme l'origine de toute chose. Ce texte établit un dharma qui mène l'adepte à s'harmoniser avec les dieux, ce qui produira inévitablement vertu et prosperité. Et enfin, il préconise une pratique yogine qui mène à la réalisation de l'Absolu.
Rishi
: celui qui a "vu" la Vérité ; sage ; sage, poète et devin, surtout des temps védiques, mais existant aussi de tout temps dont l'ère moderne. Visionnaire qui est capable de voir au-delà du présent. Autrefois les rishis, qui étaient souvent mariés, écrivirent l'essentiel du dharma hindou. .
Rita : ordre moral du monde.
Rita-dharma : L'ordre naturel des choses. Dharma cosmique. L'ordre inhérent au monde physique. L'ensemble des lois qui gouvernent tout ce qui existe, toute vie, et toute activité depuis les mouvements des particules subatomiques jusqu'aux immenses parcours galactiques.
Rite : âgama ; pendant le rite l'adorateur devient le Dieu qu'il adore, il est le Dieu ; voir Hirîskshana ; Sakalîkarana ; Shrâddhas; Satî ; Samdhya ; Tarpana ; Vrâtyasoma ; Udaka-karma ; Sapindî karana ; Dîhshâ ; Abhisheka ; Rahasya ; Prâtahkritya ; Sûrya namskar ; voir rites tantriques.
Rites du réveil : Prâtahkritya.
Rites tantriques : les différentes parties du rituel, Upachâra : - Prabodha, le réveil du Dieu et l'ouverture des portes du temples ; - Snâna, le bain cérémoniel de la statue divine suivi de l'application sur son corps de pâte de bois de santal ; on la revêt de ses habits. Ces cérémonies ont lieu derrière une tenture dressée entre les fidèles et l a chambre sacrée ; - Âvâhana, invocation du Dieu, présentation d'offrandes avec le feu, la cloche, Ganthâ, et la conque, Shankha ; - Archaka, adoration proprement dite du Dieu avec offrandes de fleurs, d'eau sacrée et récitation de mantras ; - Pradakshina, marche solennelle du cortège des prêtres autour de la statue dans le sens des aiguilles d'une montre ; c'est un rite d'hommage courant en Inde ; - Balidâna, présentation d'offrandes de riz, de grains, de beurre fondu, Ghî, de fleurs, d'eau parfumée, d'encens, de camphre, de feuilles de bétel, de pâte de bois de santal ; - Âratî, une lampe, dîpa, est balancée de droite à gauche en chantant des mantras ; elle est parfois remplacée par un vase rempli de safran. Ce rite a un sens prophylactique ; - Prasâda, la nourriture est offerte au Dieu (riz, fruits, douceurs sucrées) ; la nourriture est placée à gauche de l'image et celle qui est cuite est placée à sa droite (on n'offre pas de nourriture cuite à Shiva). Cette nourriture, devenue sacrée et "puissante" est distribuée ensuite aux fidèle ; - Prârthana, les supplications au Dieu : pétitions, demandes de faveur, d'aide ; - Visarjana, congédiement du Dieu par des mantras ; les adorateurs quittent le Dieu avec des chants.
Rituel : voir Pradakshina ; Samdhyâ ; Pûjâ.
Rituel secret : Rahasya pûjâ ; voir shâkta ; Sâdhak.

Ro

Roi du Monde : Jagad-guru.
Ronde : voir Samsâra.
Roue : Chakra, attribut de Vishnou.
Roue de l'existence : Bhâvachakra.
Route : voir Panchakoshi.

Ru

Rudra : Dieu védique. Il domine Bénarès sous la forme de Shiva ; l'un des noms de Dieu Siva en son aspect de destructeur, c'est-à-dire Celui qui, à l'heure propice réabsorbe sa création. Voir: destructeur, réabsorption, Mahesvara.
Rudraksha : Sanskrit: oeil de Siva. Nom de l'arbre eleocarpus ganitrus, dont le fruit ressemble à une grosse bille d'un exquis bleu ciel, et dont la graîne à plusieurs facettes rouge-brun est sacrée à Siva. Les adeptes sivaïtes portent des chapelets de rudraksha autour du cou, et s'en servent pour faire leur japa (répétition du mantra) ; voir Rudra-gana.
Rudra bhâgâ : le lingam visible.
Rudra-gana : la foule des Rudra.
Rudrâksha : baies dures et rugueuses composant les 108 grains du chapelet shivaïte.
Rudras : ni Dieux ni esprits ; font partie de la suite de Rudra dans sa forme terrible.

 

S


Sa

Sacré : Prasad.
Sacrifice : Medha ; Yajna ; voir Ashvamadha.
Sadasiva : Sanskrit: éternellement joyeux et prospère. L'un des noms de Siva en tant qu'Ame primordiale au corps lumineux et parfait, d'une beauté indescriptible, infiniment capable et souverain.
Sad-gurus : vrais gourous.
Sâdhak : adepte ; initiation qui permet l'union avec Shiva ; les fidèles qui pratiquent le culte Vâmachâra ; il en existe trois groupes : Pashu, Vîra, Divya qui correspondent aux trois guna ; seuls les Vîra peuvent pratiquer le Maîthuna ; voir Shâkta.
Sadhaka : Sanskrit: celui qui est accompli et habile. L'aspirant sérieux qui a entrepris des sadhana (disciplines spirituelles), qui le plus souvent est célibataire, et progresse sous la tutelle d'un guru. Il porte l'habit blanc et n'est pas sannyasi.
Sadhana
: Sanskrit: efficace, qui mène droit au but. Discipline, ou ensemble de disciplines spirituelles, telles que la méditation, japa, le jeûne, les austérités, le yoga et le travail désintéressé. L'objectif de la sadhana est de restreindre et sublimer la nature instinctive-intellectuelle et de permettre l'épanouissement progressif de la nature superconsciente.
Sadhana-marga
: Sanskrit: chemin qui mène droit au but. Formule de Siva Yogaswami qui définit le chemin qu'il préconisait pour les aspirants sérieux -le chemin de l'effort sincère et soutenu, de la discipline, et de la transformation constante.
Sâdhu:
Sanskrit: pieux. Un chercheur sincère et homme saint. Le plus souvent, un ascète et mendiant qui vit une vie simple, n'ayant ni biens ni gîte. Voir: rishi, sage, swami, yogi. sage: Saint homme qui est pur intérieurement, mais dont l'aspect extérieur peut être ordinaire. Généralement, il n'enseigne pas.
Sage
: Jnânin ; Rishi.
Saguna : attribut(s) d'un Dieu.
Saguna-Brahman : Sanskrit: Brahman avec qualités. Siva à la fois en tant que Dieu personnel et en tant que Satchidananda, existant dans la forme, qui possède les qualités d'omniprésence, omniscience, amour, etc. Contraire de nirguna-Brahman, Brahman sans qualités, qui n'existe pas dans la forme.
Sahasra-lekhana
: Sanskrit et tamoul: écrire + mille. Pratique, sadhana, ou pénitence qui consiste à ecrire un mantra 1 008 fois.
Sahasrara
: Sanskrit: mille pétales. Septième chakra qui se situe dans le sanctuaire du crâne du corps de l'âme. Il se compose de 1 008 pétales qui représentent le nombre de puissances divines disponibles dans l'état de conscience de Satchidananda lorsque ce chakra est éveillé et fonctionne pleinement.
Saint des saints : Garbha-griha.
Saint homme : Sannyâsin.
Saïva-siddhanta : Sanskrit : ultimes conclusion du sivaïsme. La plus étendue et influente des écoles sivaïtes contemporaines. Elle domine surtout parmil les Tamouls de Sri Lanka et de l'Inde du Sud. Saïva-siddhanta est un terme des Agamas sivaïtes. Plus tard il est repris et expliqué à de nombreuses reprises par le siddhar sivaïte Tirumular dans son Tirumantiram. La philosophie saïva-siddhantine est à la fois théiste et moniste, percevant Siva comme la totalité de tout ce qui est, le Seigneur personnel qui crée par émanation tout ce qui existe, et en même temps l'Absolu, ou Réalité absolue, qui transcende toute chose. Les âmes et le monde sont essentiellement identiques à Siva, et pourtant ils évoluent en même temps. Le Saïva-siddhanta appuie sur une conception de l'évolution où l'âme passe par quatre stages distincts et successifs, les marga: chariya, kriya, yoga et jnana. Bien plus tard, au XIIIes., une école pluraliste s'est manifestée autour de la personne du saint Meykandar. Elle compte aujourd'hui un grand nombre d'adhérents, surtout dans les milieux érudits.
Saj-jana
: homme vertueux.
Sakalîkarana : rite au coucher de se couvrir d'un corps de mantra en posant la main sur diverses partie du corps et en les prononçant.
Sa-ma-âtmâ : "Dieu est en moi"
Samâdhi : être dans un plan de conscience supérieur à celui que nous connaissons habituellement.
Samâdhis : plans de conscience très élevés vers lequel le Râja-Yoga doit conduire.
Samânodaka : parents lointains.
Sama-Veda : Sanskrit: savoir des mélodies. Titre du troisième des quatre Vedas. Manuel de liturgie et de chants religieux, comprenant environ 1 875 stances qui sont, à l'exception de 104, toutes dérivées du Rig-Veda et qui sont censées être chantées mélodieusement et avec un rhythme particulier.
Samayyin : initiation, Dikshâ, qui permet d'accomplir le rite.
Samdhyâ : rituel quotidien qui se pratique trois fois par jour.
Samhâra mûrti : le destructeur qui renouvelle la vie ; voir Shiva.
Samaya-achariya : Sanskrit: personne qui enseigne la religion. Titre désignant l'un ou l'autre des quatre saints sivaïtes tamouls (du VIIe au IXe s.), Sambandar, Appar, Sundarar, et Manikkavasagar, qui étaient fort influents durant la renaissance sivaïte. Ils sont estimés comme parmis les plus grands bhaktas et mystiques de l'histoire sivaïte, reconnus surtout pour leur vies exemplaires et leurs exquises chansons devaram.
Samaya-diksha : Initiation où l'on transmet le mantra Namasivaya, et qui introduit définitive dans la religion sivaïte. Se nomme aussi Siva-diksha,
Samhita : Une des trois parties de la section des rites des Vedas, recueil de mantras et d'hymnes aux dieux védiques.
Sampradaya : Sanskrit: tradition. Dans son premier sens, désigne la tradition des enseignements transmis oralement, celle d'un guru d'une lignée établie par exemple, qui transmet les enseignements de celle-ci à ses disciples. Dans son deuxième sens, désigne une lignée spirituelle établie et reconnue, l'un des courants, ou tradition vivante de théologie hindoue.
Samsara : Le cycle des incarnations successives. Ou bien: l'aspect particulier de l'ensemble des vies qu'a éprouve une âme ; cycle des réincarnations ; ronde des naissance et des morts.
Samskara : Sanskrit: impression. 1) L'impression, ou la marque plus ou moins permanente que l'expérience fait dans l'esprit. Impression, ou marque, qui à éte faite dans l'esprit à un moment donné au cours de nos vies. Impression profondément marquante, provenant d'une, ou plusieurs, expériences intenses qui façonnent la personnalité. 2) Sacrement, ou purification rituelle. L'un des nombreux sacrements que le dévot hindou peut recevoir aux grands tournants de sa vie, tels que la première nourriture et le mariage. Nom d'une cérémonie dont le but est de ramener quelque chose, ou quelqu'un, à son état pur et originel.
Samskâras : tendances (actions ou pensées des vies antérieures qui détermineront des tendances pour les vies ultérieures ; rites de consécration qui jalonnent la vie de l'hindou des 4 castes..
Sanchita : voir karma.
Sanglier primordial : Varâha.
Sanatana-dharma : Sanskrit: perfection éternelle, chemin éternel. Le plus ancien nom de ce que nous ap pelons aujourd'hui hindouisme.
Sanat-Kumar : Sanskrit: prince éternellement jeune et beau. L'un des noms du dieu Muruga en tant que Prince des trois mondes, ou fils de leur Souverain, Siva. Esotériquement, ce nom désigne les qualités royales et divines qui sont celles de tout corps de l'âme qui est arrivé à la maturité, notamment : luminosité, et beauté qui ne se ternit pas avec l'âge.
Sangam : Assemblée de personnes distinguées qui partagent un même dévouement, une même cause, un même travail.
Sankalpam : Sanskrit: pensée, désir, imagination. Nom d'une section de toute cérémonie védique-agamique (plus précisément: elle fait partie de la préparation à la cérémonie), où le pujari prononce solennellement quelle est l'intention du puja qu'on se prépare à célébrer, ce qu'on voudrait qu'il accomplisse. Pendant le sankalpam, il dit aux trois mondes quelle est la divinité qu'il veut invoquer, le type de cérémonie, l'heure, le jour, et le lieu où il se trouve, et diverses indications astrologiques qui situent le rite dans les temps et les espaces subtils autant que physiques. Une fois, qu'il a dit le sankalpam, il est alors obligé de mener la cérémonie jusqu'à sa conclusion.
Sankara : Sanskrit: ce qui amène la prospérité, de bon augure, bénéfique. S'écrit aussi Shankara ou Samkara. 1) L'un des noms de Siva. 2) Nom d'un moine du IXe s., Adi Sankara, haut guru de la smarta-sampradaya. Il a profondément marqué l'hindouisme, surtout en promuant son advaïta-vedanta, en renforçant la pratique de l'eclectisme dans la dévotion, en établissant dix ordres de sannyasis, et par de nombreuses écritures, dont des commentaires sur les écritures saintes.
San-marga : Sanskrit: le bon, ou droit, chemin. Décrit les enseignements saïva-siddhantins qui ont pour but de propulser l'âme en ligne droite jusqu'à la réalisation de Dieu.
Sannidhya : Sanskrit: présence divine. La luminosité et ambiance sainte de la shakti superconsciente qui s'accumule à l'intérieur et à l'extérieur d'un temple ou d'une personne sainte.
Sannyas-dharma : Sanskrit: le chemin du renoncement. Le chemin spirituel que poursuit le sannyasi, ou moine qui a fait le serment du reconcement total. Equivaut "sannyas", qui signifie "jeter à terre" ou "abandonner". Epouser ce dharma, c'est jeter à terre les dévoirs et les responsabilités du grihastha, ou de la vie domestique, pour reprendre celles du moine qui cherche l'éveil spirituel et la réalisation divine. Une telle coupure des attaches au monde donne la liberté nécessaire à cette recherche. Certains sannyasis errent d'un endroit à l'autre, n'ayant ni biens ni gîte, et d'autres se rattachent à certains ordres et vivent en communauté. Nomme aussi le dharma du dernier des quatre stages de la vie qui commence à l'âge de soixante-douze ans, période de pratiques religieuses faites avec diligence tandis que la force physique décroît et que la pensée s'intériorise tout naturellement.
Sannyâsin : saint homme; ; renonçant, moine mendiant ; Sanskrit : celui qui jette à terre ou abandonne. Moine hindu, homme célibataire qui à renoncé au monde pour chercher la réalisation de Dieu et servir l'humanité. Il a reçu l'initiation, sannyas-diksha, de la part d'un sannyasi qualifié. Ainsi, fait-il partie de la confrèrie globale (les saints ordres) des sannyasis. Généralement, cette initiation n'est accordée qu'après des années de formation.
Sannyasi : Sanskrit: celui qui jette à terre ou abandonne. Moine hindu, homme célibataire qui à renoncé au monde pour chercher la réalisation de Dieu et servir l'humanité. Il a reçu l'initiation, sannyas-diksha, de la part d'un sannyasi qualifié. Ainsi, fait-il partie de la confrèrie globale (les saints ordres) des sannyasis. Généralement, cette initiation n'est accordée qu'après des années de formation.
Sanskrit : Sanskrit: bien formé, parfait. Langage classique et religieux de l'Inde antique, estimé comme véhicule excellent pour la communication entre le divin et les hommes. Il n'est plus, depuis longtemps, un langage parlé, et il sert aujourd'hui surtout dans les contextes liturgiques, littéraires et érudits.
Sant : sanscrit, peut se traduire par saint ; veut dire réel ,vrai, juste, bon, vertueux ; Saj-jana : homme vertueux .
Santosha : contentement.
Sapindî karana : rite qui aide au développement du Linga Sharîra par l'offrande chaque jour au preta d'une boule de riz ou de farine roulée avec du lait, la pinda. Le Linga Sarîra est formé entièrement le onzième jour, ce qui donne lieu à une cérémonie solennelle appelée Shrâddha.
Saptamatrika : les 7 sakti, mères du monde, protégées par Shiva.
Sarasvati : Sakti, ou Mère universelle. Siva conçu en forme féminine en tant que déesse des arts et des sciences. On la représente souvent portant un sari blanc, tenant une vina, assise sur un cygne ou une fleur de lotus. On prie à cette déesse qu'elle nous accorde culture, beauté et connaissance.
Saravana : Lac de l'Essence divine où, selon la mythologie, le Seigneur Karttikeya (forme de Muruga ou Skanda) est né de la puissance de Siva. .
Sari : Costume féminin composé d'une longue pièce de cotton ou de soie drapée par dessus un corsage, ajustée, et tenue en place sans coutures ni épingles. L'une des extrêmités de cette pièce forme une jupe qui tombe sur les pieds, et l'autre se drape sur une épaule, ou parfois par dessus la tête.
Sâshtângâ : "celle des huit membres" ; prosternation où les 2 mains, les 2 pieds, les 2 genoux, le front et la poitrine touchent la terre.
Sat : L'Etre pur, ou existence pure ; la Vérité, ce qui existe.
Satchidananda : Sanskrit: Vérité, conscience, béatitude. L'esprit divin du Seigneur Siva, et en même temps l'esprit superconscient de chaque âme individuelle. Amour et conscience purs. Conscience omniprésente, toute-puissante, omnisciente. Elle est la source de tout ce qui existe, et en même temps, elle contient toute l'existence. Elle pénètre et emplit toute l'existence. Elle est le substrat de toute forme, de tout ce qui est.
Satî : épouse de Shiva qui s'était immolée sur le bûcher funéraire de son époux et qui était devenue le symbole de la fidélité ; rite des veuves se faisant brûler sur le bûcher funéraire de leur mari.
Sattva : voir Gunas.
Satya : le premier âge du monde ; véracité; voir écritures sacrées.
Satya yuga : âge d'or, première âge du monde.
Savikalpa-samadhi : Sanskrit: contemplation avec graine.
Saurya : culte du soleil, Surya, la Puissance Divine dont le corps physique est l'astre qui donne la vie à la terre ; son nom Savitri indique son énergie stimulante et le grand mantra védique de la Gâyatrî lui est adressé.
Savitri : autre nom de Surya ; voir Saurya.

Se

Secondaire : Gauna ; voir Avatâr.
Section territoriale : (religieuse) Khanda ; il y a trois Khanda à Bénarès.
Seigneur : Ishvara, Dieu.
Semence : voir Bîja.
Serpent : voir Ananda.
Serviteur de Shiva : Gana, ancien Yaksha.
Seval
: Gros coq de combat rouge qui orne le drapeau que le Seigneur Muruga porte en bataille. Seval annonce l'aube de la sagesse et la défaite des armées de l'ignorance.

Sh

Shabda : son initial ; voir Univers.
Sabdabrahman : Le Son ou le Verbe de Brahman. Vibration primordiale de Satchidananda.
Shadana : purification.
Shadkonam : Etoile à six rayons qui est inscrit sur les yantra du Seigneur Muruga. Elle se compose de deux triangles superposés. Celui dont la pointe est en haut représente Siva en tant que feu. Celui dont la pointe est en bas représente Sakti en tant qu'eau. Les deux, s'unissant, conçoivent le divin Enfant, Muruga, dont six est le nombre mystique.
Shaiva : culte du grand Dieu Shiva, Maître des ascètes, des cénobites dont le rituel sévère correspond à l'aspect transformateur de ce Dieu.
Shaiva-âgama : voir Agama.
Shâkta : culte de la Shakti de Shiva, son énergie, sa puissance divine manifestée dans la création ; le Dieu ne peut agir qu'à travers sa parèdre qui est alors la Grande Déesse, le Déesse mère, à travers laquelle la Libération est possible, principalement sous son aspect de Dôurgâ, très vénérée à Bénarès. Ce dernier culte comporte deux voies : l'un appelé Vâmachâra, "de gauche, oblique, inverse", qui ne peut être suivi que par une certaine catégorie d'hommes, le Vîra, "ceux qui tente d'atteindre leur but en traversant la sphère du danger" ; ce rituel utilise entre autres l'acte sexuel rituélique, Maïthuna, pour se réaliser. Il existe divers rituel Shâkta : Rahasya pûjâ, le rituel secret, composé de cinq éléments, Panchatattva, appelés les 5M : Madya, le vin ou une liqueur alcoolique ; Mâmsa, la viande ; Matsya, le poisson ; mudrâ, des graines de céréales grillées ; Maïthuma, l'union sexuelle. Les fidèles qui suivent la voie "de droite", Dakshinâchâra, utilisent dans le rituel des symboles de substitution et mènent une vie très pure et d'une grande spiritualité ; voir tantra.
Shâkta-âgama : voir Agama.
Shakti : "énergie" ; puissance de manisfestation ; énergie cosmique ; parèdre d'un Dieu. Pârvati pour Shiva ; Sanskrit: puissance, énergie. La force active de Dieu Siva, populairement représentée en forme féminine, en déesse ou devi -Parvati ou Lakshmi, par exemple. Du point de vue saïva-siddhantin, l'énergie divine de Dieu Siva est inséparable de lui, Dieu étant considéré ni masculin ni féminin, ou bien, si l'on préfère: la réconcialition de cette, et de toute, dualité. "Shakti" écrit avec "h", et le plus souvent sans majuscule, indique la puissance impersonnelle, la shakti du temple, par exemple, ou les shaktis de Siva le Souverain: iccha (amour), kriya (action) et jnana (sagesse) ; la puissance active et manifeste de Dieu Siva. Les trois pointes du trisula représentent les trois shaktis fondamentales de Siva: iccha (amour), kriya (action), et jnana (sagesse). On représente et on parle parfois de ces shaktis en tant qu'épouses de Siva, ou d'autre shaktis en tant qu'épouses d'autres dieux. En fait, elle sont les puissances manifestes de Dieu et des dieux. Ainsi les deux shaktis du Seigneur Ganesha sont Buddhi, sa puissance à discerner, et Siddhi, sa puissance à reussir dans les entreprises spirituelles. Dans un sens plus général, shakti désigne l'énergie divine qui se manifeste dans un temple ou lieu saint, et surtout: au point culminant du puja, dans les profondeurs de la méditation, ou en présence d'une personne sainte. Sakti (sans h) désigne cette même force divine conçue, vue, ou représentée en tant que déesse, qui en vérité n'est autre qu'aspect de Siva. Voir: déesse, Ganesha, Sakti, Siva, trisula.
Shaktisme : Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles de Sakti en tant qu'Etre suprême. L'une des trois sectes principales de l'hindouisme qui se compose, à son tour, de nombreuse subsectes aux théologies diverses. L'objectif principal des saktites est d'atteindre moksha, la délivrance du cycle des incarnations. Les pratiques du saktisme sont semblables à celles du sivaïsme, mais les Saktites appuient toutefois plus fortement sur Dieu en tant que source de puissance, plutôt qu'en tant qu'Etre à connaître et aimer. On y adore exclusivement Sakti en tant qu'Etre suprême, ou aspect dynamique du divin, tandis qu'on conçoit Siva comme étant uniquement transcendant. Dans la cosmologie saktite, c'est Sakti et non pas Siva qui est l'origine du monde et de la vie, qui est Créatrice, et qu'on doit adorer. Et, au contraire de la conception saïva-siddhantine, Siva et Sakti ne sont pas considerés comme une unité parfaite et indivisible. L'une des sectes mineures du saktisme se distingue par ses pratiques "tantriques" en se servant consciemment du monde et de la forme pour en sublimer les énergies et enfin, les transcender.
Shalbhanjikas : déesses des arbres ; elles sont toutes des manifestations de l'énergie primordiale et toujours Shakti qui se manifeste à l'homme sous ces formes empreintes de la puissance et de la grâce divine.
Shankara : ordre ; voir Dashnâmi.
Shankha : conque.
Shanmukha : Sanskrit: aux six visages. L'un des noms du Seigneur Muruga, qui désigne ses diverses fonctions célestes.
Shânti : paix intérieure.
Sharîras : les trois "corps" de l'homme : Sthûla Sharîra (forme corporelle grossière) ; Sûkshma Sharîra (forme subtile qui englobe trois "fourreaux" : le Prânamaya Kosha (facultés provenant de la force vitale, prâna, et facultés d'actions et de sensation), le Manomaya Kosha (faculté pensante), le Vijnânamaya Kosha, formé par la lumière de la Connaissance (Jnâna)) ; Kârana Sharîra (forme causale qui correspond à l'Ânanda Maya Kosha, fait de béatitude (Ânanda), ensemble de toutes les possibilités de manifestation que possède l'âtman dans l'existence conditionnée.
Shastra : textes spéculatifs par opposition aux textes pratiques des tantra qui considèrent le monde comme une manifestation réelle du Pouvoir divin (par opposition à la Mâyâ, illusion ; Sanskrit : règle, précepte. Le plus souvent, désigne les textes sanskrits non religieux traitant de toutes les branches de la connaissance et des lois. Parfois s'applique aux commentaires de textes philosophiques et religieux. Les shastras font partie des écritures dites smriti (ce dont on se souvient), et non sruti (ce qui est descendu d'en haut, écritures révélées comme le sont les Vedas et les Agamas). .
Shâstrita : bonne direction dans l'effort, bonne méthode.
Shaucha : pureté intérieure et extérieure ; pureté rituelle.
Shikhara : coupole ; dôme qui surmonte la mandapa.
Shiva : Samhâra Mûrti, le destructeur qui renouvelle la vie ; Rudra ; Natarâjan, Roi de la Danse Cosmique ; Arama Narîshvara, le divin androgyne créateur (représentation androgyne de Shiva au corps moitié homme et moitié femme, voir photo de l'Art Institut de Chicago) ; Pati, Un sans second, éternel, Origine unique du monde, inconcevable, en lui tout se résorbe et tout naît ; Bhaïrava sous sa forme terrible ; il a aussi pour nom Kedârnâth ; Mahâyogi, le yogin suprême ; Shashânkashekhara, Celui qui porte sur sa tête le croissant de lune ; Mirda, celui qui pardonne, qui octroie la grâce ; voir Trilochara ; Shiva gâvatrî ; Mûlamantra ; Japa ; Ardhanarishvara ; Atharva ; Jata- mukuta ; Bilva ; Isa ; Kriya-shakti ; Mahesvara ; Navaratri ; Peruman ; Rudra ; Rudraksha.
Shiva Gâvatrî : mantra dit en hommage à Shiva.
Shmashâna : le site de crémation sur les bords du Gange.
Shrâddha : cérémonie qui à lieu le onzième jour et un an après la crémation (cette cérémonie favorise aussi le réincarnation d'un nouveau né dans la famille) ; voir Sapindî Karana.
Shrâddha : foi.
Shrâddhas : rites.
Shramana : voir ascète.
Shruti : catégorie de textes, ce qui a été "entendu", textes révélés.
Shûnya : le vide métaphysique.

Si

Siddha : vient du terme sanskrit SIDH, réussir, atteindre le but, valoir, accomplir, réaliser ; le Siddha est celui qui est accompli, doué de Siddhi qui sont des pouvoirs surnaturels ; dans le Nord de l'Inde on les appelle Nâtha, dans le sud, Sittar ; le culte des Siddha est conservé chez les Kânphata, yogins de tradition antique. On admet l'existence de 84 Siddha et de 9 Nâtha, personnages semi-divins et semi-humains qui vivent dans des endroits inaccessibles, le plus souvent l'Himâlaya ; voir Lettres de Bénarès de Jean Rivière, page 174…
Siddha Vinâvaka : un des noms de Ganesh.
Siddhanta : Sanskrit: ultimes aboutissements, ultimes conclusions. Désigne la compréhension ultime atteinte, ou capable d'être atteinte, dans n'importe quelle matière. Spécifiquement, sert à décrire la philosophie qui se base sur les Agamas, telles que le Saïva-siddhanta et le siddha-siddhanta qui se basent sur les Agamas sivaïtes. Les Siddhantins s'inspirent généralement d'une doctrine où Dieu est à la fois immanent et transcendant, et où l'âme s'avère ultimement identique à Dieu, identité qui peut se "réaliser" par une certaine évolution qui s'obtient en suivant un chemin spirituel bien déterminé. Signification semblable à celle de vedanta, qui signifie "conclusions ultime des Vedas", bien que les deux, Siddhanta et Vedanta, soient malheureusement souvent mal compris et considérés aux antipodes l'un de l'autre. En fait le Siddhanta des Agamas sivaïtes comprend le Vedanta. Et Siddhanta et Vedanta, comme l'enseigne les anciennes écritures, ultimement ne font qu'un.
Siddhar : Sanskrit: être perfectionné. Yogi accompli, personne qui a atteint les hauteurs spirituelles. Se dit aussi siddha.
Siddhi : pouvoirs ; pouvoirs psychiques et autres; pouvoirs surnaturels ; Sanskrit: pouvoir "surnaturel" ou réalisation. Surtout au pluriel: pouvoirs dit "surnaturels" qui sont en réalité naturels à l'âme, lorsqu'elle exprime son essence, ou identité à Siva. Ce sont les pratiques, ou sadhanas yogines soutenues qui éveillent le réseau des chakras et nadis des corps physique et subtiles, et le font s'épanouir. Les siddhis peuvent se manifester pendant que l'adepte poursuit sa recherche spirituelle, une fois qu'il en a atteint l'objectif, la réalisation du Soi, ou après avoir répété cette expérience de nombreuses fois.; voir Bhâng ; Siddha.
Sikhisme : De sishiya, sanskrit pour disciple. Religion fondée par Guru Nanak au nord de l'Inde il y a 500 ans. Le sikhisme se compose à la fois du mysticisme d'une secte moyen-orientale, le soufisme, le sens de bhakti de l'hindouisme, et l'iconoclasme islamique. Les Sikhs souffrirent une persécution systèmatique aux mains des Musulmans, et réagirent en fondant la secte martiale, la kalsa, qui devint sa plus grande branche. L'écriture centrale est l'Adi-Granth. Cette religion compte aujourd'hui quelques neuf millions d'adhérents, dont la plupart habitent l'état du Pendjab en Inde.
Sishiya : Sanskrit: disciple. Disciple ou élève, surtout celui qui s'est prouvé et a formellement reconnu et decidé de suivre son Satguru.
Sita : épouse de Rama, s'appelle aussi Jânakî ou Jânkî.
Site de crémation : Shmashâna.
Sittar : voir Siddah.
Siva : Sanskrit: Celui qui est de bon augure. Siva existe partout et en toute chose. Tout ce qui existe n'est autre que lui-même, l'Unique et sans second, Etre suprême et Réalité absolue. Il est à la fois immanent (dans la forme) et transcendant (au-delà de la forme).
Siva-advaïta : L'une des six écoles sivaïtes. Se nomme aussi: Siva-vishista-advaïta (non-dualisme qualifié), et se base sur l'¦uvre de Sri Kantha (XIe ou XIIe s.). Cette école existe encore aujourd'hui, mais elle ne compte guère d'adhérents. En pratique, elle appuie sur l'importance de la contemplation continue de Siva, et réconcilie avec des arguments fort fins, le Vedanta et le Siddhanta. Selon Siva-advaïta, l'âme ne s'unit jamais totalement à Brahman, mais elle partage avec lui toutes les divines qualités.
Sivabhakti : Amour et adoration de Siva.
Sivadhyanam : Sanskrit/tamoul: méditation sur Siva.
Sivaïsme : Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles de Siva, qu'ils considèrent Dieu suprême. Le sivaïsme est l'une des trois sectes principales de l'hindouisme et la plus ancienne. Il se divise à son tour en un nombre de subsectes aux théologies distinctes. L'objectif principal des Sivaïtes est moksha, état où l'on a plus à se réincarner. La voie sivaïte se compose de quatre périodes spirituelles successives, ou chemins à suivre, pratiques à accomplir, les marga: chariya, kriya, yoga et jnana.
Sivaïsme de Cachemire : L'une des six écoles sivaïtes. Le sivaïsme de Cachemire enseigne que Dieu Siva est à la fois immanent et transcendant, appuie très fortement sur l'aspect moniste de la philosophie sivaïte, et très légèrement sur son aspect théiste. Pour atteindre à l'objectif ultime de la réalisation du Soi qui est Dieu Siva, l'aspirant cachemiriste pratique surtout la purification et le yoga, et comptera moins sur l'efficacité des dévotions envers l'aspect personnel de ce même Dieu.
Sivaïsme de Goraknath: L'une des six écoles, ou sub-sectes, du sivaïsme, qui se nomme aussi Siddha Siddhanta. Cette école, comme la Saïva-siddhanta adore Siva en tant que Dieu immanent et transcendant. Elle préconise les pratiques dites de Siva-yoga pour arriver à s'identifier et s'unir à Siva, chemin où l'adepte apprend surtout la maîtrise des sens et du corps. Voir: sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pashupata, Saïva-siddhanta, Siddha-siddhanta-paddhati, Siva-advaïta, Vira-sivaïsme.
Sivaïsme Pasupata: L'une des six écoles du sivaïsme, dont la philosophie est à la fois moniste et théiste. Siva y est conçu comme cause suprême et Seigneur personnel de l'âme et du monde. La pratique pasupata appuie fortement sur la sadhana et la recherche de la "grâce interne de kundalini".
Sivajnanabotham : Tamoul: traité de la sagesse sivaïte. oeuvre soit composée, soit traduite, par Meykandar, qui consiste en seulement douze strophes et décrit les rapports entre Dieu, l'âme et le monde. La sampradaya meykandar interprète le Sivajnanabotham comme postulation pluraliste. D'autres considèrent que l'oeuvre elle-même est foncièrement moniste, et que ce ne sont que les commentateurs postérieurs qui lui ont donné une telle interprétation. Il se peut que l'¦uvre ait été composée par Meykandar, ou bien qu'il l'ait simplement traduite d'une section du Raurava-agama.
Sivajnanam : Sanskrit/tamoul: sagesse sivaïte. Connaissance profonde qui advient lorsque l'adepte éprouve à intervalles réguliers l'une ou l'autre des deux espèces de samadhi: union en Satchidananda ou en Parasivam. Dans l'état de sivajnanam, l'esprit de l'individu se fond dans celui de Siva.
Sivalaya-Dipam : Sanskrit/tamoul: lumière divine qui nous absorbe. Fête du jour de la nakshatra (maison lunaire) krittika, au mois de kartikaï (novembre-décembre), soir de la pleine lune, généralement. On y célèbre la lumière divine qui imprègne toute l'existence et qui, lorsqu'on la contemple, absorbe notre conscience individuelle.
Sivalingam : Sanskrit: marque ou symbole de Siva. Image non anthropomorphe représentant Dieu Siva, et consistant d'un pilier de forme elliptique ou cyclindrique arrondi au sommet, ou aux deux extrêmités, et encastré dans un piédestal circulaire, ou yoni. Souvent, le Sivalingam est une pierre à son état naturel. Il se nomme alors svayambu-lingam. Le Sivalingam est le plus simple et ancien des symboles de Siva. Il représente surtout Parasivam, Dieu au-delà de toute forme et toute qualité. Les Sivalingams sont le plus souvent en pierre ordinaire, parfois en crystal ou autre pierre précieuse taillée en cette forme, parfois en bois, en glace, ou autre substance naturelle.
Sivaloka : Sanskrit: région, ou niveau d'existence, où habite Dieu Siva. Se nomme aussi "plan causal" ou "Troisième Monde". En ce monde, qui existe intérieurement au Deuxième Monde à un niveau très profond, vivent Siva et tous les mahadevas, ceux-ci étant des âmes extrêmement avancées. Voir: Bhuloka, Deuxième Monde, Devaloka, loka, microcosme, Troisième Monde, monde.
Sivamayam : Tamoul: Tout est Siva; Siva est tout. La totalité de la manifestation--toutes les formes, énergies, et êtres des trois mondes--qui n'est autre que Siva. Terme moniste qui dit qu'il n'y rien d'autre que Siva. Tout ce qui existe n'est autre que lui-même. Voir: monisme, théisme moniste.
Siva-Sakti : Dieu, notre Père et notre Mère. Terme synonyme de Siva qui souligne cependant qu'il est à la fois Etre non manifeste et Puissance créatrice, à la fois immanent et transcendant. Voir: Ardhanarisvara, déesse, Sakti, Satchidananda, Siva.
Sivanadiyar : Tamoul: esclave de Siva. Conception mystique de ce qu'est le rapport essentiel entre l'adepte et Siva. Point de vue profond où l'on perçoit que toutes nos actions, physiques, mentales, et spirituelles sont autant de manifestations de la volonté divine.
Sivathondan : Tamoul: serviteur de Siva. Sens semblable à celui de sivanadiyar, où l'adepte travaille et vaque à ses activités tout en maintenant l'attitude qu'il ne fait rien sinon exprimer la volonté divine. Celui qui fait l'effort de consciemment dédier toutes ses pensées, paroles et activités à Dieu Siva, d'en faire des offrandes, et vivre en état perpetuel de sacrifice. Travail et action altruistes, désinteressés.
Sivathondu : Tamoul: service rendu à Siva. L'activité du sivathondan. Conception semblable à celle de karma-yoga.
Sivayanama : Forme alternative de Namasivaya, le mantra panchakshara, dont la valeur spécifique est de tourner les énergies subtiles vers "l'intérieur", en direction de la réalisation du Soi. L'une des cinq façons possibles de chanter le panchakshara, chacune ayant un effet spécifique. C'est le Satguru qui peut enseigner et transmettre la puissance du panchakshara et de ses variantes.
Sivayave : Exclamation qui signifie: louanges à Siva.

Sk

Skanda : fils de Shiva et de Uma (Parvati) ; divinité tutélaire de ascètes shivaïstes Nâgâ sannyâsin ; l'un des noms du Seigneur Muruga en tant que le divin Guerrier.

Sm

Smarta-sampradaya : Lignée spirituelle hindoue très répandue. Les Smartas suivent surtout les préceptes des smriti, les littératures développées par les hommes, Manu-dharma-shastra, Ramayana, Mahabharata, Bhagavad-Gita, etc., plutôt que les sruti d'origine céleste. Les Vedas font, pour eux, autorité, mais non pas les Agamas (quelle que soit la secte de ceux-ci). Cette sampradaya à été établie dans la période postvédique par certaines lignées de brahmanes à la foi vishnuite, mais qui se tournaient de plus en plus en direction d'une dévotion eclectique embrassant les cinq dieux principaux: Siva, Vishnu, Surya, Ganapati et Sakti. Cette tradition non sectaire suit l'Advaïta-vedanta du célèbre moine du IXe s., Adi Sankara. Elle est la source de l'hindouisme "libéral" (non sectaire) moderne.
Smriti
: catégorie de textes, ce dont on se souvient, texte qui n'a pas tout a fait la même autorité que la catégorie de textes Shruti ; une des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; correspond au deuxième âge (Yuga) du monde, le Tretâ ; Sanskrit : ce dont on se souvient. Après les sruti, la deuxième grande catégorie d'écritures saintes hindoues. C'est l'esprit humain qui a produit les smriti, après avoir cherché et perçu certaines vérités à propos des mondes extérieurs et intérieurs. Par contre, les srutis sont d'origine divines, c'est-à-dire qu'ils consistent de recueils de messages transmis du divin à l'homme. Les smritis exposent des connaissances autant séculaires que divines, à propos, par exemple, des sciences, des arts, des lois, des règles de la société, et des principes spirituels. Ils peuvent traiter autant de sujets très ordinaires que de connaissances extraordinaires et superconscientes, comme celles que contient le Tirumantiram.

Sn

Snâna : voir rites tantriques.
Sobriété : Mitâhâra.

So

Soma : Lune ; voir Chandra
Son primordial : Nâda Brahman ; Pranava.

Sp

Sperme : Bodhichitta.

Sr

Sri : Préfixe honorifique sanskrit signifiant "saint, révére", qu'on attache aux noms de Dieu, d'un dieu, d'une personne, ou d'un texte sacré. L'équivalent de "monsieur".
Sri Rudram : Le plus éminent des cantiques védiques dédiés à Siva. Il est renommeé pour sa sonorité puissante et ses images poétiques qui évoquent la majesté et en même temps la proximité de Siva en tant que Destructeur. On trouve ce chant exactement au milieu du Yajur-Veda, qui lui même est le Veda central, ou deuxième des trois Vedas originels. Il se chante journellement dans les temples à Siva tout à travers l'Inde. Sri Rudram dépeint le Seigneur Rudra, qui est censé être Siva en son aspect desctructeur. Mais, en fait ce sont toutes les qualités de Siva en tous ses aspects dont on fait l'éloge en ce chant: créateur, préservateur, destructeur, l'Etre qui se transforme en toute chose, qui à la fois protège et accuse, et qui manifeste le plan divin et toutes ses potentialités et activités. On y trouve écrit pour la première fois le plus grand des mantras sivaïtes: Namasivaya.
Srishti : projection, création.
Sruti: Sanskrit: ce qui est entendu. Ensemble des écritures hindoues fondamentales, les Vedas et les Agamas, révélées par Dieu et les dieux dans la contemplation superconsciente des rishis et des yogis qui communiquèrent ensuite ces connaissances visionnaires pour édifier l'humanité. A un certain moment de l'histoire, on se mit à écrire ces enseignements.

St

Sthâna : voir Yaksha.
Sthandila : site spécialement préparé pour une adoration du feu (Agnipûjâ).
Sthânu : éternel, au delà du temps et de l'espace.
Stri-dharma : Le dharma de la femme, par opposition à purusha-dharma qui est le dharma particulier de l'homme. Règles de bonne conduite particulières à la femme. Activités et pratiques spirituelles qui seront pour elle les plus avantageuses quand à son évolution en sa vie présente.
Stûla Sharîra : le corps grossier, manifestation visible et lourde de la matière du corps, il se dissout avec la mort.

Su

Subramanya : Sanskrit: le Resplendissant. L'un des noms du Seigneur Muruga qui désigne sa beauté, luminosité, et présence dynamique.
Suddha :
Sanskrit: pur.
Suddha-Saïva-siddhanta
: Sanskrit: le Saïva-siddhanta pur. Formule qui se trouve originellement dans le Tirumantiram, et dont Tirumular se servait pour 1)définir le haut ou le pur Saïva-siddhanta qui contient à la fois la conception avdaïtique de l'identité de l'âme à Siva, et la conception théiste où l'âme évolue vers une ultime réabsorption totale en Siva, et 2) pour la distinguer du Saïva-siddhanta pluraliste ou dualiste et qui ne conçoit pas l'identité de Dieu et de l'âme.
Sûkshma Sharîra
: le corps subtil humain composé des cinq Prâna qui apportent l'énergie nécessaire au renouvellement incessant de la vie corporelle dans le but de sa conservation.
Sûra : Ivresse mystique.
Surapadman : Démon légendaire, et chef des armées des ténèbres, soit les forces de l'égoïsme, que le Seigneur Muruga vainquit sur le champ de bataille. On célèbre cette victoire pendant la fête de Skanda-Shasti, l'une des plus importantes de l'année (Skanda est l'un des noms de Muruga).
Suras : êtres divins qui aident à l'évolution du monde.
Surasundaris : beautés célestes
Sûrya : la force lumineuse ; avec Prajâpati, la force créatrice, Yama, la force contrôlante, ils ont démêlé les convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva) ; voir Pusham.
Sûrya Namskar : rite de la salutation au soleil levant.
Sushumna : Sanskrit: nom d'un courant nerveux qui court le long de la colonne vertébrale, dont l'homme spirituel peut devenir conscient après une période de formation et de pratiques purificatrices. Lorsqu'il devient conscient dans le sushumna, l'homme transcende sa nature instinctive et intellectuelle, et commence a vivre en être superconscient. Esotériquement, c'est lorsque les courants nerveux ida et pingala sont équilibrés que le sushumna s'éveille.
Sutra : Sanskrit: fil. Mot qui désigne les aphorisme ou textes qui exposent le "fil" d'une idée, d'une doctrine ou d'une science. Nous avons par exemple, les Brahma-sutra, le premier des commentaires sur les Upanishads.

Sv

Sva dharma : règle d'action et de vie personnelle
Svadharma : loi d'action ; dharma individuel propre à chaque individu ; Sanskrit : dharma personnel. Le dharma particulier que chaque individu doit suivre, et qui est uniquement le sien. La forme de vie qui est, pour un individu donné, idéale. La forme particulière de notre svadharma se décide à la suite de deux effets: d'une part de tous les karmas, bons et mauvais, que nous avons accumulés au cours de cette vie et de toutes nos vies précédentes, et que nous portons toujours en nous en forme de graines, et, d'autre part, des trois dharmas--universel, humain, et social--tels qu'ils se manifestent pour nous en cette vie présente. La fusion de ces quatre éléments (les trois dharmas + nos karmas) produisent un dharma qui est uniquement le nôtre.
Svakiyâ : union avec sa propre femme ; voir Shâkta, le culte Vâmachâra.
Svarga : cieux védiques, paradis temporaire où les hommes vertueux reçoivent la récompense de leurs bonnes œuvres en attendant de revenir sur terre travailler à l'acquisition du véritable Mosksha, la libération suprême, la perte finales de soi en Dieu.
Svastika : de bonne augure ; croix ; Sanskrit: c'est bien. Croix gammée. Signe hindou très ancien qui est le symbole de la bonne fortune et du bon augure. Les branches à angle droit représentent la façon indirecte par laquelle le divin est atteint, c'est-à-dire par intuition plutôt qu'intellect.

Sw

Swami : maître, titre accordé au guide spirituel ; Sanskrit: celui qui se connaît. Titre d'un homme saint hindou, généralement un sannyasi.
Symboles : voir Pratîmâs.

 

T

Ta

Tad : CELA.
Taïla-dhâra : "filet d'huile", image pour exprimer la pensée vers Dieu, la pensée qui s'écoule vers le divin de façon ininterrompue "comme le filet d'huile".
Tali : bijoux nuptial en or porté par les femmes de brahmane .
Tamas : voir Gunas.
Tâmbula : feuille de bétel.
Tanmâtras : monades.
Tandava : Style de danse énergique, contraire du style lasya, style plus lent. L'une des danses cosmiques principales de Dieu Siva qui consiste en 108 positions. La très puissante (certains disent plutôt "violente" ou "terrifiante") danse de la destruction, que Siva fait après qu'il a reabsorbé l'univers et que lui seul existe.
Tantra : au sens propre : chaîne d'un tissu, vient du verbe tan, étirer, prolonger, dérouler. Au sens second, faire, faire correctement les rites ; ensemble des textes traitant du rituel hindou et de ses techniques, cet ensemble est dans la pratique appelé les Agama ; le terme Tantra est appliqué plus particulièrement aux textes Shâkta ; Sanskrit : trame (d'un tissu), règle, méthode. Titre donné au manuels pratiques hindous, traitant de l'ésotérisme, la science, et la religion. Sont d'origine ancienne. Les tantras, qui se nomment aussi parfois "agamas", se fondent sur l'entendement que l'homme, par son réseau nerveux de chakras et de nadis, est un univers microcosmique. Ils traitent de divers sujets tels que: la création et la dissolution de l'existence manifeste, méthodes d'adoration des dieux, listes et descriptions des divers objectifs et aboutissements de la vie, surtout mystiques et spirituels, et description des méditations de kundalini pour arriver à la réalisation de Dieu. On inclus souvent les Agamas sivaïtes et saktites dans la tradition tantrique, et on qualifie de "tantrique" les écoles et traditions spirituelles qui se fondent sur les Agamas et que suivent nombre de Sivaïtes et de Saktites. .
Tâpasa : voir ascète.
Tapas : Sanskrit: chaleur, feu. Austérités qui peuvent comprendre: méditation intense, pénitence, mortification du corps, et autre pratiques faites dans un but de purification spirituelle. Le tapas se compare à un feu ardent qui brûle les impuretés du moi, de l'illusion, et des karmas, d'où coulera enfin l'or pur de l'âme et la réalisation divine.
Tapasvi : Sanskrit: celui qui pratique le tapas. L'ascète qui s'adonne à la purification par les austérités du yoga, de la pénitence et des disciplines rigoureuses. Dans l'Eglise Saïva-siddhanta, nomme le moine postulant qui porte l'habit jaune et qui reçoit une formation stricte en vue de la sannyas-diksha.
Târaka : démone Râkshasî.
Tarpana : rite de purification de l'élément eau d'un rivière, d'un étang, de la mer, en y versant de l'eau lustrale sacralisée par le Bija VAM.
Tat-purusha : Sanskrit: cette Ame-là. L'un des noms de Siva, qui fait partie d'une série de cinq noms considérés fort significatifs dans les Vedas. Utilisé également dans plusieurs mantras védiques où l'on décrit ou invoque un être celeste en le désignant: "cette Ame-là". Il s'agit souvent de l'Ame suprême.
Tat-tvam-asi : Sanskrit: tu es Cela. Formule qu'on trouve dans le Chandogya-Upanishad du Sama-Veda. L'un des quatre mahavakiam (grandes formules) des Vedas. Presque tous les Hindous seront d'accord sur cette interprétation: qu'entre l'âme et Dieu existe un rapport d'unité advaïtique (non double) parfaite. Les philosophies monistes surtout se servent de cette formule comme affirmation ou sujet de méditation et de contemplation
Tattva : éléments créateurs ; voir Univers.
Tattvas : Sanskrit: réalité, nature vraie. En philosophie hindoue, les réels principes, états, catégories ou secteurs de l'existence, tels que: Dieu, le son, la forme, le temps, la matière, l'individualité, le moi, l'esprit, les cinq sens, les cinq éléments. Tous les tattvas pris dans leur ensemble font la totalité de l'existence manifeste. Dieu non manifeste, ou l'état de nirvikalpa-samadhi, réalisation du Soi, transcendent les tattvas.
Tattvashuddhi : rite de la purification des essences.

Te

Temple : dans un temple le carré représente l 'espace et le cercle, le temps. Ainsi le temple serait l'expression du temps universel (le cercle) à l'intérieur d'un espace limité (le carré qui supporte le temple). Ce serait l'expression des révolutions cosmiques du temps à l'intérieur d'un carré ; le temple est la symbolisation du Cosmos ; Provient d'un ancient mot israélien qui désigne le lieu où l'on adore dieux ou Dieu. Pour l'Hindou, le temple est vénéré comme le lieu où le merveilleux se manifeste journellement, où les êtres de ce monde peuvent rencontrer ceux des autres mondes, dont l'Etre suprême. Lieux construits et aménagés selon les instructions ésotériques des Agamas, dont l'objectif est de faire du temple un "canal" où passera, au profit des dévots, les énergies spirituelles des mondes subtiles. Pour que le temple fonctionne ainsi, il faut soigneusement en préserver l'ambiance spirituelle en continuant sans relâche les cérémonies quotidiennes (puja) qui invoquent la Divinité. L'image en pierre (ou autre substance) sert de corps temporaire à Dieu ou au dieu, et de passage par lequel el transmet ses bénédictions. Temple en tamoul se dit koyil ou kovil. .
Tendances : voir Samskâras.
Tendances karmiques : Vâsana.
Texte sacré : Pâncharâtra ; voir Avatâr .
Textes : voir Agama ; Shruti ; Smriti ; Bhâshyas.
Textes spéculatifs : Shastra.

Th

Thaï-Pongal : Fête hindoue qui se célèbre chez soi plutôt qu'au temple, et qui marque la première récolte de l'année, qui honore les dieux Indra et Surya (dieu-Soleil qui accordre toute abondance). A lieu pendant le mois de thaï, janvier-février. Pongal provient du tamoul pongu, qui signifie cuire, bouillir, déborder. Pendant cette fête, on cuit traditionnellement du nouveau riz dans une grosse marmite en terre cuite pleinne de lait, et sur un feu en plein air. Quand le lait bout et déborde, c'est le moment du "pongal".
Thaï-Pusam : Fête de janvier/février (mois de thaï) où l'on célèbre le jour où le Seigneur Muruga reçu le Vel, son arme sacrée qui est le discernement qui tranche l'illusion et permet à la sagesse de se manifester.

Ti

Tilak : marque sur le front entre les deux yeux ; deux lignes verticales en forme de U avec au milieu une barre rouge ou noire pour les vishnuïstes et trois ligne horizontales blanches, tripundra pour les shivaïtes. Tilak vient de "til" : marque faite avec du noir de fumé ; ce noir est recueilli à la flamme d'une lampe à huile de sésame (til), d'où le nom de tilaka, allumé devant la divinité ; autre dénomination : Tikâ, Puttu dans le Sud de l'Inde. Le point où l'on pose le Tilak (avec le majeur de la main droite) est la place même du troisième oeil, celui qui ne voit pas seulement les apparences, mais la réalité. Le caractère religieux de cette tradition se manifeste par le fait qu'on le pose seulement après s'être purifié le matin et qu'on ne le met pas en cas d'impureté rituelle (règles, deuil...)
Tîrtha : lieu sacré ; lieu de pèlerinage ; gué ; les sept lieux sacré qui donnent la libération sont : Ayodhyâ, Mathurâ, Hardwar (Mâyâ), Kâshî, Kânchi (Conjiveram), Avantikâ (Ujjain),et Dvârâvati. Kâshi est le nom antique de Bénarès et signifie "la splendide", "la resplendissante". Il symbolise la lumière de la Réalisation spirituelle : celui qui meurt à Bénarès a la vision de Shiva et devient Shiva ; à Bénarès les 5 Tirtha qui doivent être fréquentés par les pèlerins sont les 5 ghât suivants : (ghât 1) : Asî gath, lieu où la rivière Asi se jette dans le Gange ; (33) : Dashâshvamedha ghât ; (41) : Manikarnikâ ghât ; (51) : Panchgangâ ghât : au confluent des 5 rivières dont 4 sont invisible et qui sont : Gangâ, Jamunâ, Sarasvatî, Kiranâ et Dhutpapâ ; (64) Adikeshava ou Vârunâ ghât situé à l'embouchure de la Vârunâ sur le Gange ; symboliquement tous les lieux sacrés de l'Inde sont présents à Bénarès qui devient un symbole cosmique, humain et divin à la fois ; voir Bénarès.
Tirumantiram : Tamoul: mantras sacrés. Pour la Natha-sampradaya, la plus ancienne des écritures saintes en langue tamoule. Composé vers 200 a.n.è. Le plus ancien des 12 des canons essentiels du Saïva-siddhanta, les Tirumuraï. Ecrit par le sivajnani Tirumular, cette ¦uvre résume tous les enseignements essentiels des Agamas sivaïtes. On l'estime surtout comme l'¦uvre qui est par excellence la confluence des deux grands fleuves philosophiques de l'Inde, le Siddhanta et le Vedanta. (Vedanta dans son sens originel de "conclusion des Vedas, ou Upanishads, plutôt qu'au Mayavada-vedanta de Sankara). Le Tirumantiram contient de nombreux enseignements ésotériques sur le kundalini-yoga et sur la démarche de l'âme en direction de son illumination.
Tirumuraï : Tamoul: livres saints. Recueil en douze "livres" qui se compose d'écritures de divers saints sivaïtes. Les septs premiers livres font les devaram, dont les trois premiers consistent en les cantiques de Tirujnana Sambandar, et les quatrième, cinquième, et sixième en ceux de saint Appar (les deux vivaient au VIIe s.) Le septième livre contient les cantiques de saint Sundarar (IXe s.) Le huitième consiste en les deux ¦uvres de saint Manikkavasagar (IXe s.): le Tiruvaçagam et le Tirukovaïar. Le neuvième est en deux sections, le Tiruvisaïppa et le Tiruppalandu, et contient les ¦uvres de neuf saints. Le Tirumantiram de Tirumular (IIe s. a.n.è.) est le dixième livre. Le onzième est un recueil des ¦uvres de dix saints. Et enfin le douzième est le Periyapuranam de saint Sekkilar (XIe s.)
Titan
: voir Mahisha ; Asura.

To

Tortue : Kûrma, la Tortue primordiale.
Total : Pûrna ; voir Avatâr .

Tr

Transmigration : voir Skanda.
Tretâ yuga : deuxième âge du monde.
Trident : Trishulâ.
Trikonam : Triangle. Symbole de Dieu Siva en tant que Réalité absolue. Il représente l'élement le feu, et par conséquent, l'ascension spirituelle et la délivrance.
Trilochara : "possédant trois yeux" ; un des noms de Shiva.
Trimûrti : Trois visages ; représentation du Dieu personnel considéré comme unique, Ishvara, avec trois "visages" (Mûrti) qui correspondent respectivement à son action créatrice, protectrice ou conservatrice et destructrice (de ce qui entrave l'évolution ; de l'imperfection). L'aspect créateur du Dieu est Brahmâ, l'aspect protecteur Vishnou et l'aspect destructeur Shiva.
Tripundra : marque sectaire des dévots de Siva, qu'ils portent sur le front et qui consiste de trois lignes parallèles. Elles sont faites avec la substance vibhuti, les saintes cendres qui représentent la pureté. Les trois lignes symbolisent l'anéantissement par le feu du triple lien d'anava, karma, et maya. Le pottu, point rouge qu'on met à l'endroit du troisième ¦il, stimule notre sens du discernement. Les saintes cendres qui proviennent de la bouse de vache brûlée, nous rappellent la qualité éphémere du corps physique et du besoin urgent d'atteindre nos objectifs spirituels, dont amour et connaissance de Dieu. ; voir Tilak.
Trishulâ : trident ; le trident de Dieu Siva qui symbolise ses trois shaktis, ou puissances: iccha (désir), kriya (action) et jnana (sagesse). Voir: iccha-shakti, jnana-shakti, kriya-shakti, shakti. trois piliers du sivaïsme: Les trois éléments distincts de la religion sivaïte qui la soutiennent toute entière: le guru, le temple, et les écritures saintes. .
Tritâ : le deuxième âge du monde ; voir écritures sacrées.
Trois Visages : voir Trimûrti.
Troisième âge du monde : Dvâpara Yuga.

Tu

Tulsi : basilic indien.

 

U

Ud

Udaka-Karma : rite qui se pratique un jour ou deux après une crémation sur le ghât de crémation par un proche parent du défunt.
Udâna : force vitale qui dirige les Prâna vers le haut.

Um

Umapati : Sanskrit: seigneur d'Uma. L'un des noms de Siva qui signifie: Celui qui est le Seigneur d'Uma (Sakti). On appelle Siva ainsi surtout lorsqu'on veut l'invoquer dans sa nature maternelle, donc compatissante, douce, miséricordieuse. Désigne également Dieu en tant que Mere-et-Pere.

Un

UN : Eka.
Union : voir Parakîyâ ; Svakiyâ ; Sâkta, le culte Vâmachâra.
Univers : une autre caractéristiques des tantra est de considérer le monde comme une manifestation très réelle du pouvoir divin et non comme une illusion, une mâyâ. L'univers est une expression de l'Être et il possède une degré de réalité plus intense que les œuvres humaines car il contient la vie. La pure conscience se limite volontairement et se fait connaître en tant que Forme, mais cet univers manifesté préexiste potentiellement dans l'Etre. Cette manifestation que les tantra appellent Âbhâsa , commence par l'apparition du Bindu, point virtuel du monde phénoménal, centre énergique formidable qui va provoquer la création du cosmos ; celle-ci se réalise par l'action des éléments créateurs, les 36 tattva et les trois guna , tous éléments vibratoires de plus en plus denses. En même temps , le son initial, shabda, surgit du Bindu et forme les divers mantra qui sont les corps des Dieux ; descendant dans les plans vibratoires de plus en plus grossiers, ils deviennent la parole humaine.
Unmanî : extase où la dualité du mental disparaît

Up

Upachâra : les différentes parties du rituel.
Upadesha : instructions données à un initié.
Upa-gurus : gourous secondaires.
Upanishads : Sanskrit: demeurer auprès de quelqu'un avec dévotion. Les quatrièmes et dernières sections des Vedas. écritures saintes révélées à certains rishis qui illucident la nature ultime de Dieu, de l'âme et du monde, et répondent aux questions posées par les chercheurs qui "demeuraient auprès d'eux avec dévotion".
Upâsana : discipline tantrique.

 

V

Va

Vache : Go ; symbole terrestre du taureau cosmique, source de fertilité, de puissance vitale ; voir Vaitaranî.
Vâhana : véhicule ou monture d'un Dieu ; le lion, véhicule de Dourgâ ; Sanskrit: qui porte, ou apporte; véhicule. En mythologie hindoue, le vahana est l'animal caractéristique de chaque divinité qui la symbolise, et représente en même temps sa nature divine. Dans l'iconographie, la divinités se représente souvent "à cheval" sur son animal-support. Parfois cet animal est représenté seul. Par exemple, Nandi, le paon, et la souris, sont les montures respectives des Seigneurs Siva, Muruga, et Ganesha. .
Vairâgya : renoncement.
Vaishnava : culte du grand Dieu Vishnu, très répandu en Inde et adoré sous les aspects de Narayana, le Dieu cosmique, de Vâsudeva, le Dieu qui s'incarne sous l'aspect de Krishna, le Dieu pastoral.
Vaishnava-âgama : voir Agama.
Vaitaranî : nom donné à la vache par un mourant à un brahmane, geste symbolique qui doit l'aider à traverser le fleuve infernal qui porte le même nom.
Vama : Sanskrit: harmonieux, agréable, beau. L'un des noms d'une série de cinq noms de Siva qui, dans les Vedas, sont considérés comme mantras spéciaux. Vama signifie aussi "gauche" ou "envers", désignant dans ce cas le chemin dit "de la gauche", des pratiques de tantra, soit: des sadhanas qui profitent du système nerveux sensoriel humain et de sa puissance pour éveiller la kundalini et réaliser Siva.
Vâmachâra : culte "de gauche, oblique, inverse" ; voir Shâkta.
Vânaprasha : voir Ashramas.
Vanaprastha : Sanskrit: qui vit dans la forêt. Troisième des étapes (ashrama) de la vie humaine. Période qui commence après l'âge de cinquante ans, plus ou moins, où l'individu passe une grande partie de son temps à accomplir des sadhanas, et, s'appuyant sur son expérience, fait office de conseiller envers les plus jeunes que lui, et envers la communauté des grihasthas en général.
Varâha : le Sanglier.
Varanasi : Bénarès ; contraction du nom de deux rivières, la Vârunâ et l'Asî
Varna : couleur en temps qu'élément constitutif de la lumière de l'arc-en-ciel ; toute lettre en temps qu'élément constitutif de l'alphabet ; toute note en temps qu'élément constitutif de la gamme ; rang, par extension caste (hiérarchie des rangs) ; castes ; Brahaman, Kshatriya, Vaïshya, Shûdra. Au dessus de toutes les castes il y a les sannyâsins et en dessous il y a les hors castes, les Mlechcha. Tous les étrangers à l'Hindouisme se situent sans doute en dessous des hors castes ; le système des castes s'applique aux hommes, aux animaux (le vache est brahmane et le chien paria) et même aux Dieux.
Varnashrama-dharma : Dharma social qui consiste des devoirs et responsabilités dont se charge l'individu en tant que citoyen, membre de famille, dévot, homme professionnel, etc.
Vâsanâ : impulsions profondes qui agissent sur l'être humain, d'autant plus fortes qu'elles sont inconscientes ; ce sont les agents dynamiques qui déterminent la réincarnation de l'être humain, ils sont les porteurs du Karma ; tendances karmiques.
Vasanta-Panchâmi : voir Fêtes annuelles.
Vase : Kumbha.
Vâsudeva : autre nom de Vishnu ; voir Vaishanava.
Vata : Sanskrit: banian. Très ancien symbole du sivaïsme et du sanatana-dharma. Le banian envoie de puissantes branches dans toutes les directions, dans l'air comme dans la terre. C'est sous la généreuse et douce ombre de vata que Siva en forme de Dakshinamurthi, le sage silencieux, enseigne et transmet l'ancienne sagesse.
Vâtarashana : voir ascète.

Ve

Veda : "savoir" ; une des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; correspond au premier âge (Yuga) du monde, le Satya ; Sanskrit: savoir. Nom générique des plus anciens textes de l'Inde, considérés comme sruti, révélations que les divinités firent aux rishis, et que ceux-ci trancrivirent. Les quatre Vedas--le Rig, le Yajur, le Sama, et l'Atharva--datent de l'époque de 1500 à 500 a.n.è., et consistent de quelques 20 000 versets. Il forment, avec les Agamas, les textes principaux de la religion hindoue qui se nomment sruti, c'est-à-dire que c'est Dieu Siva et les dieux qui révélèrent aux rishis, par le médium des facultés superconscientes de ces derniers. Sruti signifie "ce qui est entendu" (par les rishis), ce qui nous dit aussi que les connaissances mystiques que contiennent les Vedas ne se transmettent pas par l'intellect humain, mais par les factultés superconscientes. A l'origine, les Vedas se transmettaient oralement, et ce n'est que relativement recemment qu'on les a écrit. Chaque Veda consiste en quatre sections, les Samhitas, les Brahmanas, les Aranyakas, et les Upanishads. Les Samhitas et les Brahmanas définissent l'Etre suprême comme étant à la fois immanent et transcendant, et décrivent un système dévotions faites par le rite du feu, qui exploitent la puissance ésotérique du chant et du feu pour établir la communion avec le divin. Les Aranyakas et les Upanishads décrivent le voyage de l'âme à travers l'évolution, la formation yogine qu'elle subira tôt ou tard pour arriver à la réalisation de l'Absolu, au-delà de toute dualité, destin de toute âme sans exception ; voir Aranyakas.
Vedanta : Sanskrit: sagesse ultime, ou conclusions ultimes des Vedas. Nom donné à la philosophie qui se dégage des Upanishads, la partie des Védas qui se fonde sur la connaissance ultime et vécue. Le Vedanta traditionnel et originel reconnaît à la fois ces deux aspects de la realite: 1) la Réalité absolue au-delà de toute connaissance, ultime conclusion et vérité advaïtique, et 2) la réalité relative du monde où l'âme évolue en direction de l'ultime conclusion. Plus tard, certaines écoles qui se sont réclamées du Vedanta, telles que celle de Sankara et de Madhva, lui ont donné une interprétation nouvelle, Sankara faisant de la réalité relative une illusion pure sans réalité aucune, tandis que Madhva, à l'autre extrêmité, donnait une valeur purement dualiste au Vedanta, en n'admettant pas du tout la conclusion advaïtique
Véhicules : des Dieux : Vâhanas.
Vel : Lance qui est le symbole de l'autorité divine du Seigneur Muruga en tant que Maître du Yoga et Commandant des armées célestes. La force de la kundalini, l'arme de la connaissance yogine, puissance qui tranche les illusions de l'instinct et de l'intellect, et qui protège l'aspirant des effets des asuras. La pointe de la lance est tranchante et large, capable de pénétrer profondément et anéantir l'"ennemi", mêmes qualités que doit acquérir notre connaissance spirituelle.
Véracité : Satya.
Vérité : Sat ; Vidyâ.
Verset : voir Gayatri.
Vertus : voir Yama ; Niyama.
Vêtement : voir Prétatva.
Vêtement féminin : Sari.

Vi

Viande : Mâmsa ; voir Shâkta ; Sâdhak.
Vibhâva : manifestation divine ; voir Avatâr.
Vibhu : déploiement ; voir Avatâr.
Vibhûti : les "puissantes", cendres de bouse de vache, elle doivent être gris-blanc pour être efficaces.
Vibhutis : cendres du feu sacré.
Vide métaphysique : Shûnya.
Videha mukta : état de "libéré" sans conservation de corps physique humain visible.
Vidyâ : connaissance ; vérité.
Vidyâdhara : "porteur de science", être humain possédant des pouvoirs divins et vivant dans l'Himâlaya.
Vie antérieure : voir Jâtismana.
Vie du Monde : voir Kalpa ; Manvantara ; Chatur-yugas ;
Vie successives : Janma.
Vighneshvara : Sanskrit: Seigneur des obstacles. L'un des noms de Ganesha qui le désigne par sa puissance à ôter les obstacles--ou à les poser--pour guider les aspirants le long du droit chemin. C'est en cette forme de lui-même que les Hindous le supplient avant n'importe quelle entreprise mondaine ou religieuse, avant d'effectuer un changement dans leur vie, ou d'adorer un autre dieu.
Vijaya-Dasami : Sanskrit: journée de triomphe. La dixième et dernière journée de la fête de Navaratri, où l'on célèbre la victoire de la droiture et de la vérité sur leurs ennemis. Journée de très bon augure quant à lancer une nouvelle entreprise, et notamment commencer à apprendre quelque chose de nouveau.
Vijnâna : connaissance de l'Etre.
Vijnânamaya Kosha : voir Sharîras.
Ville : Nagar.
Vin : Madya ; voir Shâkta ; Sâdhak .
Vinayaga : Sanskrit: celui qui ôte. L'un des noms du Seigneur Ganesha, où on le conçoit comme Celui qui ôte les obstacles. On l'appelle aussi Vigna-vinayaga, vigna signifiant obstacle. Le sens est le même.
Vinayaga-Viratam : Sanskrit: voeu fait à celui qui ôte. Fête qui dure vingt et un jours à partir de la pleine lune de kartikaï (novembre/décembre). Traditionnellement, le dévot fait un voeu qui durera tout le temps de la fête, tel que de ne prendre qu'un repas par jour, ou d'assister au puja offert à Ganesha sans faute chaque jour.
Vinâyaka : les 7 cercles concentriques que suivent les pèlerins autour de Bénarès en passant de l'un à l'autre par des "seuils" sacrés. Cet ensemble forme le mandala qui protège Bénarès.
Vîra : "ceux qui tente d'atteindre leur but en traversant la sphère du danger".
Vira-sivaïsme : L'une des six écoles du sivaïsme contemporain, fondée par Basanava au XIIe s., qui compte aujourdh'ui quelques 15 millions d'adhérents situés surtout sur la côte du Karnataka, au sud-ouest de l'Inde. Se nomme aussi sivaïsme lingayat, et philosophiquement se catégorize sous la rubrique Sakti-vishistadvaïta. Les Vira-sivaïtes considèrent que Siva et l'existence ne font qu'un, que le chemin par excellence qui mène à l'union en Siva est celui de la dévotion et de la soumission au divin, chemin qui se divise en six sections. Ils ne donnent pas d'importance aux rites et appuient plutôt sur les bonnes oeuvres ; voir: sivaïsme de Gorakhnath, sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pasupata, Saïva-siddhanta, Siva-advaïta.

Visage : Mûrti ; voit Trimûti.
Visarjana : voir rites tantriques.
Visha : poison.
Vishnou-Shiva : voir Harihara.
Vishnu : Dieu suprême de la religion vishnuite, conçu comme grand Dieu préservateur et qu'on adore dans d'innombrables temples en Inde et autour du monde. Pour les sivaïtes, Vishnu est l'un des trois aspects principaux de Siva-Maheshvara: Brahma, le créateur, Vishnu, le préservateur, et Rudra, le Destructeur, ou Dieu de la Réabsorption). Mais dans le sivaïsme traditionnel, on n'adore pas ces aspects de Dieu en tant qu'êtres distincts. Garuda est son véhicule ; Narasimha, l'homme-lion, est le 4° avatar de Vishnu ; il est Vishveshvar sous son aspect de Seigneur de l'Univers.
Vishnu: Dieu suprême de la religion vishnuite, conçu comme grand Dieu préservateur et qu'on adore dans d'innombrables temples en Inde et autour du monde. Pour les sivaïtes, Vishnu est l'un des trois aspects principaux de Siva-Maheshvara: Brahma, le créateur, Vishnu, le préservateur, et Rudra, le Destructeur, ou Dieu de la Réabsorption). Mais dans le sivaïsme traditionnel, on n'adore pas ces aspects de Dieu en tant qu'êtres distincts.
Vishnuisme : L'une des trois sectes majeures de l'hindouisme, ou religion des adorateurs de Vishnu en tant que Dieu suprême. Le Vishnuite peut également adorer d'autres personnages divins qu'il considère comme incarnations de Vishnu, les plus populaires étant Krishna et Rama. Les grandes épopées hindoues, la Mahabharata et la Ramayana sont d'importantes écritures saintes du vishnuisme. A un certain moment, on incorpora dans cette secte/religion les principes de dévotion et d'architecture des temples des Agamas sivaïtes, ce qui aboutit dans la composition des Agamas vishnuites. Le vishnuisme se divise en un nombre de sectes fondées sur de diverses théologies, des centaines d'écritures saintes, et de nombreux saints. L'objectif du Vishnuite est d'atteindre à mukti, qu'il définit comme "union au corps de Dieu", qui es la prise de conscience béatifique du fait que l'âme fait partie de lui. Pour le Vishnuite orthodox, la religion consiste de sadhanas de bhakti (pratiques dévotionnelles). Il croit que l'homme est capable de communier avec Dieu au moyen du murthi du temple. La délivrance se gagne surtout en chantant les saints noms du Seigneur Vishnu ou de ses incarnations, et par la soumission totale.
Vishveshvar : Vishnu sous son aspect de Seigneur de l'Univers.
Viththal : l'Adorable, Dieu, celui des poêtes et du petit peuple, "Celui qui se tient sur une brique" ; sa face cachée est Nârâyana.
Vivant
: Jivâ.

Vo

Voie de droite : Dakshinâchâra ; voir Shâkta.
Voies de la connaissance : Jnâna-Mârga.
Voies de la dévotion : Bhakti-Mârga.
Voies de l'acte : Karma-Mârga.
Voir : voir Darshan.
Voyant : Jîvanmukta, homme réalisé.

Vr

Vrata : cesser, ou s'abstenir. Désigne une décision de soit s'abstenir de quelque chose, telle qu'une mauvaise habitude, soit d'entreprendre une pratique ou discipline quelconque.
Vrâtrya
: peuple pré védique souvent assimilé au peuple des Maga.
Vrâtyasoma : rite de purification pour les hindous qui sont sortis de leur caste ; voir Vrâtrya.
Vritra : chef des Asura ; voir Asura.

Vy

Vyûha : émanation ; l'un de Avatar selon le texte Bhaktamâlâ ; voir Avatâr.

 

Y

Ya

Yajgnopavita : cordon sacré des trois premières "castes".
Yajna : sacrifice ; cérémonie du feu.
Yajur-Veda : Sanskrit: sagesse du sacrifice. Deuxième des quatre Vedas qui contient, en poésie et en prose, les cantiques et les formules des rites. Se divise en quarante chapitres qui comptent 1 975 stances, dont 30% sont empruntées au Rig-Veda.
Yaksha : Dieu pré-aryen ; le culte de Yaksha aurait précédé le culte de Shiva à Bénarès ; les autels qui lui sont dédiés se nomment Chaurâ ou Sthâna ; son siège est le ficus religiosa, arbre sacré que l'on retrouve dans tout village
Yakshi : Déesses locales, formes féminines de Yaksha.
Yama : la force contrôlante ; avec Sûrya, la force lumineuse, Prajâpati, la force créatrice , ils ont démêlé les convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva) ; vertus "morales"; ce sont : Ahimsâ : "non violence", consiste à ne causer aucun préjudice à qui que ce soit ni par l'action, ni par la parole, ni par la pensée ; Satya : véracité ; Brachmacharya : continence ; Asteya : abstention de vol ; Aparigraha : non acception de cadeaux ; Dayâ : compassion ; Dhriti : patience ; Mitâhâra : sobriété ; Sanskrit: restreindre, contrôler, maîtriser. Restreinte morale, de certaines impulsions en vue d'améliorer sa conduite. Au pluriel, les principes de conduite qui constituent la première des huit branches de l'ashtanga-yoga que codifia Patanjali. Avec les niyama, qui sont les principes de conduite positifs, ou pratiques qu'on doit respecter, les yamas indiquent en termes très concis ce qu'on ne doit pas faire afin de poursuivre la vie religieuse. Parmi les principes des yamas: la non-violence, ne pas voler, restreindre l'envie, renoncer à la luxure et à l'avidité, maîtriser l'arrogance et la colère, ne pas mentir, briser ses promesses, ou trahir la confiance, n'être pas injuste, ne pas s'enivrer, ne pas faire ce qui est bas, et éviter les mauvaises fréquentations. Avec majuscule: Dieu hindou de la mort, qui surveille le processus de la transition, aidant l'âme à se détacher du corps physique..
Yantra : dessein rituel ; diagramme mystique souvent gravé sur une feuille d'or, d'argent, ou de cuivre, dont l'objectif est de faire converger les énergies spirituelles. On installe généralement un yantra en même temps et à chaque fois qu'on installe l'image d'une divinité dans un temple. L'un des yantras les plus célèbres est celui qu'on nomme Sri-Chakra, qui sert à invoquer la shakti, l'énergie divine.
Yati : voir ascète.
Yâtrâ : pélérinage.

Yo

Yoga : Sanscrit : : relier ou unir. Pratiques et processus par lesquels la conscience individuelle se rattache progressivement à la superconscience--c'est-à-dire à l'état naturel de l'esprit où celui-ci se rejoint à l'âme et à Dieu. Yoga mène donc à la réalisation de l'identité qui existe, et a toujours existé, entre l'aspect le plus profond de la conscience et l'Absolu ; il est traditionnel de distinguer quatre grands yoga : Jnâna-Yoga dans lequel l'homme (Jnânin) compte uniquement sur ses facultés intellectuelles pour percer le voiles des apparences trompeuses ; Bhakti-Yoga dans lequel l'homme (Bhakta) se consacre intensivement et exclusivement à l'adoration de Dieu sous l'un ou l'autre de ses innombrables aspects ; Karma-Yoga : le yoga de l'action, c'est par l'action et l'activité dans le monde que le Karma-yogin cherche à progresser par le morale et l'amour du prochain en se débarrassant progressivement de cet asservissement qui porte aussi le nom de karma ; Râja-Yoga qui est essentiellement une technique de méditation avec pour point de départ l'observation de principes moraux extrêmement rigoureux ; Arnaud Desjardins en en distingue traditionnellement cinq : Bhakti Yoga, le yoga de l'amour, de la dévotion à Dieu ; Karma Yoga, yoga de l'action sans attachement aux fruits de l'action ; Hatah Yoga, le yoga des postures ; Raja Yoga, le yoga de la maîtrise de soi ; Gnana Yoga, le yoga de la connaissance, non la connaissance intellectuelle mais la connaissance totale envers l'être entier ; voir Hatha-Yoga ; voir Ashrams, Grands maîtres de l'Inde, Arnaud Desjardins, Spiritualités vivantes, Albin Michel, pages 44....; Mirca Eliade appelle le yoga "un fossile vivant" car son archaïsme shamanique est évident ; techniques : Prânayama : contrôle du souffle ; Dhauti : nettoyage interne ; Trâtaka : contrôle de la vue ; Nauli : contrôle du ventre ; Kapâlabhâti : contrôle de poumons ; Jacques Dupuis : le yoga n'aboutit pas à une union avec la divinité, mais à une union avec soi-même, détachant le Soi du courant transmigrant dans lequel il s'est laissé entraîner. Il réalise ainsi les conditions de l'immortalité.(Jacques Dupuis, l'Inde) ; voir Agama.
Yogapâda : voir Agama.
Yogini : les 8 Mères qui représentent la multiplication de la force de Dourgâ ; voir Mâtara ; derrière les Yogini il faut voir les Yakshi des temps pré aryens.
Yogins de tradition antique : kânaphata ; voir Siddha.
Yoni : Sanskrit : origine, nid, matrice. La base dans laquelle s'encastre le Sivalingam. Elle représente la shakti manifeste de Siva.

Yu

Yuga : âge, les 4 âges du monde : Satya, Tretâ, Dvâpatya, Kali.